20/12/2009

La part du Colibri de Pierre Rabhi

Aujourd'hui dimanche, il neige et je suis à la librairie, seule, alors je lis...

Voici une petite lecture qui fait réfléchir sur notre devenir :

Ce petit texte de Pierre Rabhi nous force à réfléchir sur notre condition humaine dans cette société de consommation et sur le devenir de notre planète surexploitée pour le bien de quelques uns. Jusqu'où irons-nous avant de prendre conscience que cette planète a des limites à ne pas dépasser. Quand allons-nous nous reconnecter à la nature?

Ce livre est une aiguille qui pique la conscience. A lire de toute urgence pour essayer chacun à notre place de faire un geste qui, même s'il a l'air dérisoire, peut faire avancer les choses.

9782752602695FS

12:34 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Essais | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

"Le Boulevard périphérique" - Henry Bauchau

le-boulevard-peripherique.jpg

                 Le dernier roman d'Henry Bauchau est salué par les critiques comme étant le plus réussi, le plus abouti. Ce n'est pas un vain compliment. Il est des livres qui marquent, interpellent, choquent, dont la lecture est laborieuse voire cruelle. S'il est difficile à ouvrir, Le Boulevard Périphérique l'est tout autant à refermer.

                Henry Bauchau retrace la relation particulière qu'entretenait le narrateur avec son ami Stéphane, rencontré sur les chantiers durant la Seconde Guerre mondiale, et le souvenir de cette amitié défunte, qui se réveille en lui lorsqu'il se retrouve, quarante ans plus tard, confronté à une situation aussi tragique, la maladie de sa belle-fille qu'il visite quotidiennement à l'hôpital. Les longues heures qu'il passe dans les transports en commun sont autant de moments a-temporels qui agissent sur lui tels la madeleine de Proust et lui permettent de revivre un passé trop longtemps enfoui au fond de sa mémoire.

               Dans Le Boulevard périphérique, Henry Bauchau décrit les affres de la guerre, le désarroi face à la maladie avec comme arme contre ces adversités, la simplicité. De son vocabulaire notamment. Il emmène ainsi son lecteur à l'essentiel, au message qu'il souhaitre transmettre: l'amour, il n'y a que ça qui compte, il n'y a que ça qui reste. Il existe des listes entières de romans qui vont dans ce sens mais celui de Bauchau s'en démarque: il interpelle.

Henry Bauchau, Le Boulevard périphérique, Actes Sud, Arles, 2008

La version "poche" est disponible depuis septembre 2009 dans la collection "Babel"

 

http://www.actessud.com

 

12:25 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

"La Vaine attente" - Nadeem Aslam

C'est d'abord la couverture qui intrigue...Un livre percé d'un long clou rouillé sur lequel est posée une tulipe noire. Il s'agit d'un symbole : la culture et l'histoire sont bafouées, maltraitées de manière violente et la fleur représente l'échange entre les hommes et les femmes ainsi que la fragilité. Culture? Maltraitance? Barbarie? Relations hommes-femmes? Fragilité? Rien ne correspond mieux à la description de l'Afghanistan tel qu'il se déploie au long des pages de ce roman.

9782020964807-p

S'il est fictif, il s'appuie et relate néanmoins les évènements qui secouent ce pays de la fin des années septante à 2005, date à laquelle se déroule l'intrigue. Il ne s'agit pas d'une simple évocation de faits d'arme et d'espionnage politique puisque Nadeem Aslam insiste également sur la montée en puissance de l'extrémisme religieux et la modification des moeurs sociales, politiques et religieuses qu'entraînent la multitude de chaos qu'a connus l'Afghanistan.

L'histoire commence dans une maison qui a l'air fraîche et paisible, dans le fond d'une vallée qui a dû être verdoyante et luxuriante. Ses murs sont recouverts de boue tandis que l'immense tête renversée d'un Boudha de pierre fait office de mur dans l'atelier qui jouxte cette propriété, signes que la religion est fortement prégnante dans le dénouement de l'histoire. La boue a été posée sur les murs pour recouvrir les dessins d'une fresque représentant des êtres vivants: le propriétaire, Marcus, voulait simplement protéger son bien des règles talibanes d'interdiction de représentation d'êtres vivents. Le Boudha rappelle qu'avant d'être musulman, le peuple afghan a été boudhiste. Aucune religion ni civilisation n'est immuable. Centrer (Alt+c)

Marcus, le propriétaire de cette bâtisse, est un médecin anglais qui s'est converti à l'Islam par amour pour Qatrina, femme afghane et médecin dont le mariage et la profession sont les prétextes de sa mort. C'est elle qui, sombrant dans la folie en raison de sévices,  a cloué les livres de leur bibliothèque au plafond - afin éviter qu'ils ne leurs soient confisqués.

Marcus accueille chez lui une femme russe, Lara en même temps qu'un américain, David. A eux trois, ils représentent les ennemis de l'Afghanistan au cours des XIXème et XXème siècles. Tous trois, pour des raisons qui leur sont propres, sont à la recherche d'informations concernant la mort de Zameen, la fille de Marcus, une quinzaine d'années auparavant.  C'est ainsi que des flash-back judicieusement placés par l'auteur ponctuent les quelques journées que passent les protagonistes dans la maison de boue et que le lecteur apprend les déconvenues de Zameen et de son fils, chacun possédant une bribe de son histoire.

La retraite de ces trois adultes va être bouleversée par l'arrivée impromptue d'un jeune homme, Casa, qu'ils recueillent blessé. Elevé dans des masadras et auteur de plusieurs attentats à l'encontre d'occidentaux, Casa se rend progressivement compte à leur contact qu'il ne connaît rien du monde, que celui-ci est totalement différent que celui que les talibans lui avaient dépeint depuis des années. Sa reflexion se voit encore accentuée par l'arrivée d'une jeune amie de Lara, la jeune institutrice de l'école de la ville la plus proche. Elle est venue demander protection à Marcus, se sentant menacée pendant l'absence de son père.

La rencontre entre ces deux factions, ces deux points de vue sur l'Islam est merveilleursement décrite. Se partageant le même tapis de prière, Casa et Dunia ne se comprennent pas. Elle croit en sa religion mais voudrait être reconnue pour ses diplômes, son métier et son statut de femme. Casa la trouve outrageante, ne comprend pas pourquoi elle aspire à des rêves de modernité.

C'est cela qui est beau dans la récit de Nadeem Aslam: la confrontation des points de vue. S'il fustige l'islamisme et ses dérives, l'auteur n'en oublie pas que l'Afghanistan fût un grand et superbe pays et critique ouvertement les invasions et autres enjeux politiques et militaires qu'il subit, malgré lui. Il plaide pour, non pas l'émancipation des femmes, mais pour la simple et juste reconnaissance de leur existence, pour leur redonner un visage.

La Vaine attente, Nadeem Aslam, Seuil, octobre 2009

 

12:07 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/12/2009

Horaire pour les fêtes de fin d'année.

La librairie sera ouverte exceptionnellement le dimanche 20 décembre de 10h à 18h30 ainsi que le lundi à partir de 10h jusque 18h30.

Fermé le 25 décembre.

20:32 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/12/2009

L'Ardenne Merveilleuse

ard_merv_gd

 

Ce samedi 12 décembre, nous avons passé un très bon moment en compagnie des auteurs du livre "L'Ardenne Merveilleuse" édité par les éditions Weyrich (www.weyrich-edition.be)

Ce livre est illustré par les magnifiques photographies de Benjamin Stassen, merveilleux photographe de la nature. Il est notamment l'auteur des deux livres édités chez Racine en 2004 et 2006 : La mémoire de Arbres.

Le texte est composé de contes et légendes des Ardennes que Jean-Luc Duvivier de Fortemps nous permet de redécouvrir grâce à un travail de recherche dans la mémoire des anciens.

Voilà un très beau cadeau pour les fêtes de fin d'année.

 

Laurence

14:19 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Beaux livres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/12/2009

De retour !

Par manque de temps je n'alimentais pas ce blog. J'ai décidé de le reprendre et de m'y tenir. Bientôt un compte rendu de l'animation qui a eu lieu aujourd'hui à la librairie.

Laurence

23:13 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |