17/12/2010

Michel Francard chez Antigone

Ce jeudi 16 décembre, nous recevions à la librairie Michel Francard, auteur du Dictionnaire des Belgicismes publié chez De Boeck. Devant une assemblée peu nombreuse à cause du temps mais néanmoins participative, nous avons abordé avec lui des thèmes tels que le sentiment d'infériorité des belges par rapport au français de France, la francophonie, les différences dialectales de Wallonie ainsi que la conception et la réception d'un dictionnaire.

Michel francard nous a donc ainsi expliqué pourquoi les belgicismes n'étaient plus aujourd'hui considérés comme des "fautes de français" mais comme une variété légitime de cette langue. Comme tous les francophones non français, les belges lui apportent une coloration particulière dont nous ne devons plus avoir honte. Avec de nombreux exemples à l'appui, il nous expliqué comment certains mots ou certaines expressions pouvaient se retrouver à la fois en Belgique et à l'île Maurice, comment le français influençait le néerlandais usité en Belgique, l'apport du bruxellois dans ces belgicismes...

Nous avons ensuite abordé la question des différences entre les parlers de nos régions et la méthode utilisée pour créer ce dictionnaire d'un genre nouveau. En effet, il s'agit d'un ouvrage qui n'est ni folklorique ni correctif mais qui a pour but de légitimer le français tel que nous l'utilisons en Belgique. Il faut croire que les locuteurs belges de langue française avaient besoin de cette reconnaissance linguistique puisque le Dictionnaire des Belgicismes en est déjà à sa quatrième réimpression.

Nous avons passé une excellente soirée en compagnie de Michel Francard que nous remercions encore pour sa présence parmi nous.

Cynthia

Commentaires

J'aime ce livre ! Il nous arrive le soir (ma femme et moi) de nous installer dans le salon. Je lance un mot, et elle trouve la définition. Parfois, nous nous disons : tiens c'est belge ça ? C'est pas connu en France ?
Monsieur Francart sait ce qu'est une Rochefort : bravo ! Une canlette, cliquoter,une couille ou crolle au couyon ! Ce livre est merveilleux pour un amoureux de la langue ... belge.
Tiens : on ne parle pas de casaquin ? Peut-être peu usité comme Monsieur Francart le rappelait durant son interview. Euh ... veuillez m'excuser : je ne suis pas certain que ce mot soit wallon.

Écrit par : Jacquy Delfosse | 21/12/2010

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.