04/05/2015

Les fiancés, Déborah Lévy-Bertherat, Rivages

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Madeleine et Max se sont rencontrés à l’âge de 8 ans. La petite fille est tombée immédiatement amoureuse de ses cheveux noirs et de ses yeux de loup. Quelques années plus tard, ils se sont fiancés en cachette. Puis, Max est parti faire la guerre en Indochine, sans un au revoir. Il lui avait pourtant promis de la rejoindre pour la dernière danse au bal du 14 juillet. Mais il l’a laissée, sans un mot, et n’est jamais revenu.

Soixante plus tard, Madeleine commence à perdre la mémoire. Elle est placée dans une résidence : la Maison de l’Espérance. Là, elle n’en croit pas ses yeux : Max est revenu, elle l’a retrouvé, enfin. Elle semble si heureuse que le vieil homme qu’elle prend pour son ancien fiancé n’ose la détromper et se retrouve malgré lui dans la peau d’un autre.

René, quant à lui, est fils de garde-barrière. Enfant, il rêvait d’être conducteur de train pour rendre les gens heureux, jusqu’au jour terrible de ses 14 ans. René était marié à Giselle. Ensemble, il tenait un magasin de jouets et ils avaient une fille, Nadège. Giselle n’est plus et sa fille est aujourd’hui bien loin, mais René continue de lui écrire inlassablement les petites choses du quotidien. René se confie peu, mais il a bien des secrets : une maquette qu’il peaufine et dont il est le seul à connaître les détails cachés et un dossier blanc tout en haut de l’armoire auquel personne ne peut toucher.

René voudrait dire la vérité à Madeleine, mais comment lui expliquer sans lui faire de mal ? Et comment tout lui avouer sans qu’elle cesse de l’aimer ? Puis, René en est sûr : Madeleine, il l’a déjà rencontrée. Il reconnaît son regard de petite fille. Et il a besoin de ses confidences pour réveiller sa mémoire et retrouver où et comment leurs chemins se sont déjà croisés.

Déborah Lévy-Bertherat signe une belle histoire d’amour, de mémoire, d’enfance et de deuils irrésolus. Une histoire qui nous rappelle que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir… Et, inversement, que l’espérance fait vivre. Que tout est toujours possible tant que le point final n’est pas écrit.

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14:44 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amour, mémoire, souvenirs, guerre, deuil |  Facebook |

Commentaires

J'adore sa plume. Un coup de coeur pour moi.

Écrit par : vanhauwaert | 05/05/2015

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