18/05/2015

Un monde sauvage, Xavier-Laurent Petit, Ecole des loisirs

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Au bout du bout de la taïga, dans le petit village de Slobodnié. A la rentrée, Felitsa et ses amis iront poursuivre leur scolarité en ville, à une centaine de kilomètres. D’ici là, l’été leur réserve bien des aventures…

Alors que Roksanna écume les boutiques avec sa mère et fait collection de décolletés et de maquillage, Felitsa accompagne sa propre mère, Alissa, garde forestière, sur la piste de Miss Infinity, une tigresse dont elles ont repéré les traces. Mère et fille sont d’autant plus enthousiasmées quand elles comprennent que Miss Infinty attend des petits. Cependant, un tel événement ne tarde pas à attiser la convoitise des braconniers, notamment celle du père de Kostia, un camarade de Felitsa.

Si quelques années plus tôt, la mère de Felitsa repérait des indices de la présence de tigres toutes les semaines, aujourd’hui la présence de Miss Infinity et de ses petits est un vrai miracle. Pour mieux les protéger et les observer, Alissa et les scientifiques du « Groupe Tigres » les équipent d’une puce afin de suivre leurs trajets. Lorsque le signal des deux petits disparaît, c’est une course contre la montre qui s’engage pour les retrouver.

Xavier-Laurent Petit nous entraîne dans un formidable voyage à la rencontre d’un monde en voie de disparition. Un monde sauvage est également un beau roman d’initiation. En un été, Felitsa et ses amis vont quitter la naïveté de l’enfance et découvrir de douloureuses réalités : outre la cruauté des hommes envers les animaux, Felitsa prend conscience de la cruauté dont l’homme peut faire preuve envers ses semblables en apprenant l’histoire tragique de son institutrice et des camps de travaux forcés. Le récit fait aussi la part belle à la beauté et à la poésie à travers la description de la taïga, la grâce bestiale de Miss Infinity et la différence pleine de douceur et de générosité de Pavka, le petit frère de Felitsa.

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16:46 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Ecole des loisirs, Litttérature de jeunesse, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nature, taïga, roman d'initiation |  Facebook |

09/05/2015

Fermetures exceptionnelles de la librairie

La librairie sera fermée exceptionnellement le jeudi 21 mai à 13h30 et le lundi 8 juin.

Merci de votre compréhension.

 

17:13 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/05/2015

D'argile et de feu, Océane Madelaine, Editions des Busclats

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Marie marche vers le sud, vers la garrigue. La trentaine approchant, elle a enfilé ses godillots et a fermé la porte sur une vie qui n’était pas la sienne. Elle a quitté son compagnon, fui la ville du Nord pour se laisser porter par ses pas, reprendre corps et vie au fil du chemin qui la ramène vers son passé et du sol qu’elle use de ses pieds.

Marie s’arrête dans une vieille cabane, dans un bois. Elle s’y installe. On lui conseille de partir. Elle reste. Elle y découvre la vie de Samuel Prat, descendant d’une longue lignée de potiers, dont l’aïeule, Marie Prat, était l’une des plus illustres représentantes.

Marie « la fugueuse » apprend à connaître Marie « la potière », à 150 ans de distance. Elle découvre la beauté de l’argile qui prend forme, le contact des doigts avec la terre. Elle retrouve le désir et apprend à apprivoiser ce feu qui l’effraye depuis l’enfance.

Océane Madelaine signe un premier roman délicat et sensuel, récompensé du prix Première en février dernier.

17:16 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éditions des busclats, marche, poterie |  Facebook |

04/05/2015

Les fiancés, Déborah Lévy-Bertherat, Rivages

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Madeleine et Max se sont rencontrés à l’âge de 8 ans. La petite fille est tombée immédiatement amoureuse de ses cheveux noirs et de ses yeux de loup. Quelques années plus tard, ils se sont fiancés en cachette. Puis, Max est parti faire la guerre en Indochine, sans un au revoir. Il lui avait pourtant promis de la rejoindre pour la dernière danse au bal du 14 juillet. Mais il l’a laissée, sans un mot, et n’est jamais revenu.

Soixante plus tard, Madeleine commence à perdre la mémoire. Elle est placée dans une résidence : la Maison de l’Espérance. Là, elle n’en croit pas ses yeux : Max est revenu, elle l’a retrouvé, enfin. Elle semble si heureuse que le vieil homme qu’elle prend pour son ancien fiancé n’ose la détromper et se retrouve malgré lui dans la peau d’un autre.

René, quant à lui, est fils de garde-barrière. Enfant, il rêvait d’être conducteur de train pour rendre les gens heureux, jusqu’au jour terrible de ses 14 ans. René était marié à Giselle. Ensemble, il tenait un magasin de jouets et ils avaient une fille, Nadège. Giselle n’est plus et sa fille est aujourd’hui bien loin, mais René continue de lui écrire inlassablement les petites choses du quotidien. René se confie peu, mais il a bien des secrets : une maquette qu’il peaufine et dont il est le seul à connaître les détails cachés et un dossier blanc tout en haut de l’armoire auquel personne ne peut toucher.

René voudrait dire la vérité à Madeleine, mais comment lui expliquer sans lui faire de mal ? Et comment tout lui avouer sans qu’elle cesse de l’aimer ? Puis, René en est sûr : Madeleine, il l’a déjà rencontrée. Il reconnaît son regard de petite fille. Et il a besoin de ses confidences pour réveiller sa mémoire et retrouver où et comment leurs chemins se sont déjà croisés.

Déborah Lévy-Bertherat signe une belle histoire d’amour, de mémoire, d’enfance et de deuils irrésolus. Une histoire qui nous rappelle que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir… Et, inversement, que l’espérance fait vivre. Que tout est toujours possible tant que le point final n’est pas écrit.

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14:44 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amour, mémoire, souvenirs, guerre, deuil |  Facebook |

02/05/2015

On est encore aujourd'hui, Véronique Janzyk, Onlit Editions

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D’où vient ce sentiment de tenir davantage à toi mort que vif ? Du fait que c’est ce qu’il reste, tout ce qu’il reste encore : éprouver ce sentiment infini, inaltérable, renouvelé.

La narratrice se souvient de Michel. Ils s’étaient rencontrés lors d’une conférence sur le thème du récit de vie. Le soir même, Michel lui avait laissé un message sur son répondeur : « Pourrions-nous êtres amis ? » Et c’est ainsi qu’avait commencé cette relation particulière basée sur le partage d’émotions communes : entre échanges de livres et séances de cinéma. Michel disparu, c’est encore dans les salles obscures que la narratrice le retrouve le mieux, choisissant les films pour deux, laissant un siège vide à son côté. Perpétuant le partage au-delà de l’absence.

Un texte sensible et juste.

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14:39 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Onlit éditions, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deuil, cinéma, amitié |  Facebook |