26/05/2016

Hôzuki, Aki Shimazaki, Leméac/Actes Sud

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Hôzuki, c’est le nouveau roman subtile et délicat d’Aki Shimazaki. Il succède à Azami, mais peut se lire de manière totalement indépendante.

Mitsuko, la narratrice, tient une boutique de livres d’occasion réputée. Elle vit avec sa mère, son fils, Tarô, enfant métis sourd et muet, et leur vieux chat, Socrate. Mitsuko a eu des amants, mais aujourd’hui elle n’en a plus le temps, entre sa librairie et son job d’entraîneuse dans un bar le vendredi soir. La vie s’écoule, sans passion, mais sans douleur apparente non plus.

Jusqu’au jour où une cliente particulière entre dans la boutique, accompagnée de sa petite fille : Hanako. Distinguée, elle n’appartient pas au monde de Mitsuko. Pourtant, celle-ci sera entraînée malgré elle à nouer connaissance avec cette femme. En effet, Tarô et Hanako, leurs enfants, sympathisent immédiatement et semblent liés par une étrange attraction…

10:39 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : japon, maternité |  Facebook |

23/05/2016

Hommages aux invisibles : Beaux Jeunes Monstres / Vivement l'avenir, Marie-Sabine Roger, Actes Sud (Babel)

Beaux Jeunes Monstres, c’est un texte de Florent Barat, une réalisation du collectif Wow, une fiction radiophonique exceptionnelle autour du handicap à écouter de toute urgence !

« Beaux Jeunes Monstres » c’est un hommage aux invisibles.

Pour donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, une place à ceux qu’on ne voit pas.

C'est le récit d’une révolte, une révolution même.

De celles qui font tourner le monde.

Et parfois le retournent.

Pour que rien ne soit plus jamais pareil.

Beaux Jeunes Monstres, ça commence comme ça :

« Moi j’ai pas toujours été un monstre, hein.
Avant quand j’étais dans le ventre de ma mère j’étais un peu normal.
En boule, tranquille.
Comme un bébé pas né, quoi.
Et puis quand je suis sorti, je suis pas vraiment sorti en fait.
J’ai passé la tête, et puis c’est là que j’ai commencé à faire le monstre, je crois. »

Ces mots sont ceux du narrateur de ce récit, William (alias Willy ou Wheeling). Ces mots pourraient être ceux de Gérard, alias Roswell, l’un des personnages attachants du dernier roman publié en poche de Marie-Sabine Roger, Vivement l’avenir.

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Gérard est handicapé, il vit avec son frère, Bertrand, et la femme de celui-ci, Marlène. Pour mettre un peu de beurre dans les épinards, Marlène et Bertrand ont une locataire, Alex. Look androgyne, allure d’adolescente malgré ses trente ans, Alex est une errante. Depuis qu’elle a quitté ses parents à 18 ans, elle ne passe jamais plus de six mois au même endroit et, surtout, elle ne s’attache pas. Jamais. A personne. Alors quand malgré elle, elle se prend de tendresse pour Gérard, ça l’ennuie Alex. D’autant qu’elle n’en a plus pour longtemps ici. Et pourtant, elle aime ça lui raconter des histoires, déchiffrer les poèmes qu’il lui déclame, le voir heureux, lui fabriquer un engin pour le balader le long du canal. C’est là qu’ils rencontrent Cédric et Olivier. Et que l’aventure commence !

« Donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, une place à ceux qu’on ne voit pas. » Ce pourrait être la devise de Marie-Sabine Roger. Une auteure qui excelle dans l’art des rencontres improbables et parvient à nous faire réfléchir, rire et rêver même avec des personnages que l’on peut croiser au coin de la rue chaque jour sans même les apercevoir. Ces personnes transparentes sur lesquelles le regard glisse ou qu’il traverse, dont on se détourne par peur, dégoût, ignorance. Dans ce roman, Marie-Sabine Roger nous en propose une sacrée brochette. Et pourtant, sous sa plume tendre et drôle, qu’ils deviennent beaux ces jeunes monstres, qu’ils deviennent lumineux ces invisibles. « Ce qu’il faut, c’est écrire juste. En tout cas, il faut le tenter », dit Marie-Sabine Roger. Eh bien, encore une fois, c’est un pari réussi !

 

15:41 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

19/05/2016

Le retour de Juliette Pommerol et Antoine Dole

Humour, amour et fantaisie au programme !

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Souvenez-vous, l’année dernière, Juliette Pommerol devait partir quatre semaines en Chine avec toute sa famille ; malheureusement, le voyage était tombé à l’eau. Les Pommerol, experts en mensonge, avait pourtant réussi à convaincre tout le monde qu’ils étaient bien partis !

Eh bien, cet été, Juliette part deux semaines à Londres dans une famille d’accueil. Encore une fois, tout part d’un mensonge pour ne pas perdre la face : hors de question pour Juliette de laisser ses camarades la prendre pour une poule mouillée, elle va leur montrer qu’elle aussi est capable de quitter le cocon familial ! Et pour être sûre d’être admise, Juliette va répondre « oui » à tout…Le camping ? Evidemment qu’elle adore ça ! … Ou pas ! Quand sa famille d’accueil l’emmène camper dans les Highlands, Juliette a beau être émerveillée par les paysages écossais, les moustiques et le montage de tente ne l’enchantent pas autant. Et si ce voyage lui réservait de belles surprises ?

Juliette Pommerol chez les Angliches, Valentine Goby, Thierry Magnier.

 

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L’année dernière, Antoine Dole nous proposait un très chouette roman intitulé Le baiser du mammouth. Son héros, Arthur, était amoureux de Fiona, la meilleure de amie de sa grande sœur. Le problème, c’est que Fiona avait 15 ans et Arthur, 9 ans. Celui-ci avait alors trouvé une solution : congeler Fiona jusqu’à être assez grand pour vivre son amour au grand jour.

Aujourd’hui, oubliée Fiona ! Arthur est amoureux de Bérénice… et Camille. Des sœurs jumelles aussi différentes que le jour et la nuit. Les jours de pluie, sous le préau, Arthur aime Bérénice, toujours plongée dans un livre, imperturbable ; les jours de soleil, il aime Camille, toujours prête à faire des bêtises. Puisqu’il ne peut choisir, Arthur décide de devenir l’amoureux parfait pour chacune d’entre elle : il sera passionné de sciences et de philosophie pour charmer la première ; casse-cou et espiègle pour séduire la seconde. Comme toujours, Arthur fait preuve d’une imagination débordante !

Mon cœur caméléon, Antoine Dole, Actes Sud Junior.

16:48 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud, Litttérature de jeunesse, Romans, Thierry Magnier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mensonge, humour, amour, camping, école |  Facebook |

11/05/2016

Un club de lecture pour les ados.- Premiers comptes-rendus - Les lectures de Fanny

mercredi.jpgLa guerre des mercredis, Gary D. Schmidt, Ecole des loisirs.

 

S’il y a un élève du collège que Mme Baker, la prof d’anglais, ne peut pas voir en peinture, c’est bien lui, Holling Hoodhood.
Chaque mercredi, alors que la moitié de la classe de cinquième est dispensée de cours pour se rendre à la synagogue, et que l’autre moitié va au cathéchisme à l’église de la paroisse, Holling Hoodhood, qui n’est ni juif ni catholique, est le seul et unique élève à rester en cours avec Mme Baker.
Elle le lui fait payer. Cela fait plusieurs mercredis qu’il nettoie les tableaux, dépoussière les effaceurs, retire les toiles d’araignée, décrasse les fenêtres. Et voilà que Mme Baker s’est mis en tête de lui faire lire du Shakespeare ! Encore un stratagème pour le faire périr d’ennui.
Pendant que Holling Hoodhood découvre La tempête et s’aperçoit que Mme Baker est moins mauvaise qu’elle n’en a l’air, l’histoire des États-Unis suit son cours. Robert Kennedy se porte candidat à la présidence, la lutte pour les droits civiques prend de l’ampleur, la guerre du Vietnam fait rage… Nous sommes en 1968, et l’Amérique s’apprête à vivre l’une des années les plus violentes de son histoire

 Fanny qui a trouvé que l'histoire était jolie, pas simpliste. L'histoire de cet ado sur fond de guerre du Vietnam l'a touché et lui a donné l'envie de lire Shakespeare.

Elle a aussi apprécié l'écriture fluide qui facilite la lecture.

à partir de 12 ans

de stock à la librairie

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Un hiver en enfer, Jo Witek, Actes Sud

Pour se rassurer, Edouard aligne ses crayons de couleurs toujours dans le même ordre. Timide et peur sûr de lui, cet adolescent de 15 ans est victime, depuis son entrée au collège, de graves harcèlements. Pour supporter son calvaire, il s'évade sur la toile dans la peau d'un puissant avatar. Le jeune homme vit avec son père qu'il apprécie beaucoup à l'inverse de sa mère maniaco-dépressive qui est incapable de lui donner la moindre affection. Le destin s'acharne sur Edouard qui se retrouve, du jour au lendemain, orphelin de père. Désormais, il partage son existence avec sa génitrice qui, s'autoproclamant guérie, lui témoigne une attention aussi excessive qu'étouffante. S'ensuit un face à face cruel et sordide aux confins de la folie et de la mort.

Fanny avait très envie de le lire et elle n'a pas été déçue. L'histoire est très sombre mais c'est adapté aux adolescents. On ne comprend pas toujours ce qui se passe dans la tête du héro car tout est dit de son point de vue avec un vocabulaire et un langage très actuel mais cela lui a beaucoup plu.

à partir de 14 ans

pas de stock, à commander.

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La dernière reine d'Ayiti, Elise Fontenaille-N'Diaye, Rouergue

C’est l’histoire d’une île paradisiaque qui fut longtemps habitée par un peuple doux qui n’aimait pas la violence. En 1492, trois grands bateaux accostèrent sur ses plages, et en descendirent des êtres bizarres à la peau claire… Par la voix du neveu de la dernière reine des Taïnos, Anacoana, Elise Fontenaille raconte le génocide du peuple des Taïnos lors de l’arrivée de Christophe Colomb aux Antilles…

 

L'écriture paraît un peu simple mais c'est pour faciliter la compréhension du sujet très dur abordé, celui du génocide du peuple Taïnos lors de la colonisation par Christophe Colomb et Barbe rouge . C'est une histoire très sanglante et triste mais ça ouvre les yeux sur la colonisation.
Fanny a beaucoup aimé et a envie de s’instruire sur la colonisation grâce à ce livre.

à partir de 12 ans

pas de stock, à commander

diable.jpgDe la part du diable, Alina Basso, Thierry Magnier

A seize ans, il est temps pour Dorothe, fille d’une famille aisée, de se marier. Son nouvel époux, beaucoup plus âgé qu’elle, fait toutefois montre de prévenance et soutient sa jeune femme dans le dépaysement que lui procure leur installation au nord de la Norvège, où il va exercer en tant que magistrat. Elen a seize ans également, et vit depuis toujours là où Dorothe arrive. Fille d’une femme célibataire aux nombreux enfants, elle en a hérité la forte personnalité et le don de soigner les gens. Rien ne prédisposait Dorothe et Elen à se rencontrer. Et pourtant, parce que le nouveau roi de ce petit comté a décidé de chasser les sorcières, et parce que les événements s’enchaînent inéluctablement et sans espoir, les deux jeunes filles seront amenées à se côtoyer pendant quelques jours, avant que l’une d’elle ne s’en aille…

 

L'histoire est écrite à la première personne – déstabilisant car il y alternence entre deux filles – Dorothée et Ellen.
Parle de la sorcellerie –On est transporté dans le temps et l’espace puique que cela se passe au 17°S
écriture un peu bizarre impression que phrases pas terminées,  c'est sans doute dû à la traduction.
La fin est très poétique, surprenante et étrange mais c'est très beau.

A partir de 15 ans

pas de stock, à commander

 

 

 

 

 

 

 

 

 

30/04/2016

Il pleut ? Lisons !

Vous êtes nombreux aujourd'hui à venir faire le plein de lecture pour occuper ce week-end pluvieux. Un choix judicieux ! Si vous n'avez pas d'idées, voici deux suggestions pour vous inspirer :

 

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Le bandit moustachu, c’est un peu le Robin des Bois de d’Europe de l’Est au début de du XXe siècle. Un jour, le bandit rencontre Gheorghe Marinescu et lui révèle naïvement la planque où est amassé son butin. Le rusé Marinescu, appâté par le gain, laisse le voleur croupir dans sa cave jusqu’à ce qu’il meurt de faim. Mais celui-ci aura le temps de jeter sur la lignée Marinescu une terrible malédiction : malheur aux fils aînés de la famille jusqu’en l’an 2000.

Irina Teodorescu énumère les truculentes et tragiques péripéties de la famille Marinescu, « dans une langue à l’inventive fantaisie qui mêle sans complexe mélancolie balkanique et truculence rabelaisienne ».

La malédiction du bandit moustachu, Irina Teodorescu, Actes Sud, Babel.

 

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Le 4 mai 1897, un incendie éclate au Bazar de la Charité, une vente de bienfaisance durant laquelle les belles et nobles dames s’amusent à jouer à la vendeuse sous couvert de bonnes œuvres. Cette après-midi-là, deux événements sont attendus avec ferveur et enthousiasme : la bénédiction du nonce apostolique et une nouvelle attraction appelée le cinématographe. Autant dire que la foule afflue. Quand soudain, la cabine du projectionniste prend feu. Très rapidement, le bâtiment s’embrase et de nombreuses victimes se retrouvent piégées dans les flammes.

Gaëlle Nohant s’inspire de ce fait divers pour déployer l’intrigue de son roman où se côtoient, entre autres, une comtesse, veuve au passé trouble ; un cocher héroïque ; une jeune fille pieuse qui vient de rompre ses fiançailles ; le fiancé éconduit, aspirant journaliste dont la réputation sera rapidement et sournoisement ternie…

La part des flammes, Gaëlle Nohant, Livre de poche.

12:59 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud, Livre de poche, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : humour, historique, 19e siècle |  Facebook |

18/03/2016

Tout dort paisiblement, sauf l'amour - Claude Pujade-Renaud, Actes Sud

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D’après une étude internationale publiée cette semaine, le Danemark serait le pays le plus heureux au monde. A lire la vie de Soren Kierkegaard, grand penseur danois de la première moitié du 19e siècle, on pourrait en douter, mais les temps ont changé bien sûr et le bonheur est aussi affaire de caractère.

Soren Kierkegaard (1813-1855), donc, est au centre du nouveau roman de Claude Pujade-Renaud. L’auteure reconstitue le portrait intime du penseur en entrelaçant les voix de ses proches et, plus particulièrement : Regine Olsen, son ancienne fiancée ; Frederik Schlegel, le mari de Regine ; Henriette Lund, sa nièce ; Henrik, son neveu. Ceux-ci prennent la parole après le décès du grand homme.

Lorsqu’elle apprend sa disparition, Regine, la fiancée éconduite quinze ans plus tôt, est heureusement mariée à Frederik Schlegel, alors gouverneur des Antilles danoises où il œuvre pour l’abolition de l’esclavage. Cet événement soudain pousse Regine à s’interroger à nouveau sur cet homme qu’elle a aimé et sur les raisons de la rupture qu’elle n’a jamais vraiment comprises. C’est aussi prétexte pour le couple à relire l’œuvre de ce penseur qu’ils estiment tous deux et à renouer avec ses neveux : Henriette (Regine entretiendra d’abord une correspondance suivie avec la jeune femme, avant de la retrouver à Copenhague) et Henrik qui rejoint les Antilles danoises pour y exercer sa profession de médecin.

Dans un récit déployé sur plus d'un demi-siècle, Claude Pujade-Renaud évoque le triste et fascinant destin de Soren Kierkegaard, tourmenté par une malédiction familiale, charmé par le chant des oiseaux, épris d’une femme qu’il quittera pour écrire une œuvre de génie, penseur de l’existence ayant si peu vécu.

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11:04 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/01/2016

Club de lecture : Jeudi 11 février à 20h - Les désenchantées, Pierre Loti

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Quand André Lhéry, romancier à succès et passionné d’Orient, découvre la lettre de Zahidé Hanum, il refuse de croire à l’identité turque de sa correspondante : son langage était trop moderne, son français trop pur et trop facile. Pourtant, il ne peut s’empêcher de lui répondre. C’est ainsi qu’il fera son entrée dans les harems turcs à la rencontre de trois jeunes ottomanes. De lettres en rencontres clandestines, celles-ci vont l’initier à un monde qu’il ignore, celui de ces femmes éduquées, cultivées et pourtant condamnées à vivre recluses, subissant des mariages contre lesquels elles ne peuvent lutter, prisonnières de la société dans laquelle elles sont nées et de ce savoir qui les afflige plus qu’il ne les aide à supporter ces conditions.

Si ces femmes ont fait appel à André Lhéry, c’est qu’elles l’admirent et qu’elles souhaitent qu’il soit leur voix pour dire au monde leur détresse, les dévoiler par les mots, elles qui ne peuvent montrer leur visage.

Si Les désenchantées est paru en 1906, il n’en reste pas moins un roman moderne, interrogeant des questions au cœur de l’actualité : le statut de la femme et son droit à l’émancipation. Ce texte de Pierre Loti est plus qu’un roman : le journaliste Victor Giraud y voyait dès sa parution un plaidoyer en faveur du féminisme musulman et l’intellectuel turc Reched Safvedt le qualifiait à l’époque de tableau exact de l’Orient.

Nous vous invitons à échanger autour de ce livre le jeudi 11 février à 20h au bar D'Autres Mondes (rue Notre-Dame, à Gembloux).

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11:46 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud, Actualité et animations, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : orient, féminisme, turquie |  Facebook |