27/04/2012

Journée de la librairie indépendante

 

un livre une rose.jpgUne saison en librairie

 

 

 

Cette année encore, le syndicat des libraires francophones de Belgique s'est associé à l'action de l’association Verbes qui, depuis 13 ans, se mobilise pour  La Fête de la Librairie par les libraires indépendants, version française de la Sant Jordi catalane. La tradition catalane veut que le 23 avril, jour de la Sant Jordi -patron des libraires- l'on offre un livre et une rose. Cet évènement est devenu, sous l'égide de l'Unesco, la Journée mondiale du livre et du droit d'auteur.

 

 

 

Une trentaine de libraires belges indépendants y participent et offriront le samedi 28 avril à leurs clients une rose et un livre emblématique du LIVRE :  

 

                

 

Une saison en librairie 

 

 Nous vous proposons douze extraits d'œuvres classiques qui sont toujours dans les fonts baptismaux de la librairie. Elles en constituent les murs porteurs.

 

 • JANVIER •

 

En attendant Godot, Beckett

 

• FEVRIER •

 

Un barrage contre le pacifique, Marguerite Duras

 

• MARS •

 

La peau de chagrin, Balzac

 

• AVRIL •

 

L’Ecume des jours, Boris Vian

 

• MAI •

 

Les Fleurs du mal, Baudelaire

 

• JUIN •

 

Le Rouge et le noir, Stendhal

 

• JUILLET •

 

L’Etranger, Albert Camus

 

• AOUT •

 

Un amour de Swann, Proust

 

• SEPTEMBRE •

 

Journal du voleur, Jean Genet

 

• OCTOBRE •

 

Madame Bovary, Flaubert

 

• NOVEMBRE •

 

Une Saison en enfer, Rimbaud

 

• DECEMBRE •

 

Voyage au bout de la nuit, Céline

 

Jamais ces oeuvres-là ne tariront.  Elles transforment le présent en éternité et nous font aller toujours plus loin.

 

Douze oeuvres correspondant à chaque mois de l’année, comme un merveilleux bréviaire ou un agenda perpétuel conviant les cinq sens des lecteurs à les goûter de nouveau…

 

Ce sont ces livres-là que l’on appelle des livres de fond en librairie. Des livres « premiers », fondateurs.

 

 Et pour nous, passeurs de livres, c’est à partir d’eux que, toujours, tout recommence. Forgeant quotidiennement notre oreille littéraire, ils nous permettent d’accueillir de nouvelles tonalités et nous donnent le la.

 

 Nous espérons, que ce livre, suscitera chez vous non seulement le plaisir de recevoir cette création mais aussi et surtout le désir de défendre notre métier.

 

 

 

09:50 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : librairie indépendante |  Facebook |

18/04/2012

Nadine Monfils à la librairie le jeudi 3 mai à 19h45

C'est enfin confirmé. Après avoir dû annuler pour cause de remise de prix le 13 mars, Nadine Monfils nous fait le plaisir de venir le jeudi 3 mai pour présenter son nouveau livre " La petite fêlée aux allumettes" édité chez Belfond.

Une soirée à ne pas rater.

Pour plus d'information sur le livre et sur Nadine Monfils :

http://librairieantigone.skynetblogs.be/archive/2012/02/1...

13:03 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations, Belfond, Nadine Monfils | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : animation, belfond, nadine monfils, auteur belge |  Facebook |

06/04/2012

Soirée cinéma

38témoins.jpg

Hier je suis allée voir le nouveau film de Lucas Belvaux, 38 témoins, tiré du livre Est-ce ainsi que les femmes pleurent ? de Didier Decoin.

C'était tout simplement magnifique. Bons acteurs : Nicole Garcia, Yvan Attal et Sophie Quinton, belle prise de vue dans la ville du Havre, mise en scène impeccable qui rend très bien le sentiment de culpabilité de Pierre. Celui-ci comme les 37 autres habitants de la rue n'a pas réagi lorsqu'en pleine nuit une jeune femme a été tuée à coups de couteau dans la rue. Malgré ses cris, personne n'a appelé la police ou n'est descendu la secourir. Louise, l'épouse de Pierre, découvre la dure réalité. Le cinéaste qui s'attache à montrer comment un couple sans histoire vit l'après drame, nous renvoie à nous-même, à nos peurs, à nos hésitations.

A écouter aussi durant le film, la très belle musique d'un musicien belge qui s'appelle Arne Van Dongen : http://www.myspace.com/arnevandongen

femmes.gif

Existe aussi en poche; le film est à voir, notamment au Cinéma Caméo-Forum de Namur

http://www.cinemacameo.be/index.php?page=33&film=710

Laurence

11:00 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, musique |  Facebook |

30/03/2012

Armel Job à la librairie, le 27 mars 2012

Armeljob1.jpg

 

 

Nous étions une vingtaine pour écouter Armel Job nous parler de son métier d'écrivain et de son parcours littéraire que nous avons évoqué grâce à la réédition du livre "La malédiction de l'abbé Choiron" aux éditions Weyrich et de son nouveau roman "Loin des mosquées" édités chez Robert Laffont.

Armeljob3.jpg

 

Armel Job nous a expliqué qu'il créait ses personnages à partir de l'observation du monde et de son envie de réfléchir à des situations auxquelles on peut être confrontées. Comment peut-on réagir face à tel problème, quelles sont les possibilités qui s'offrent à chacun face à celui-ci.

 

armeljob5.jpg

Il nous a expliqué que pour "La malédiction de l'abbé Choiron", il avait voulu illustrer la période qu'il avait connue juste après la guerre dans les campagnes d'Ardenne. Il se souvient que ses grands-parents et ses parents parlaient wallon entre eux et avec les les clients de son père ou avec les voisins mais que lui et ses frères ne pouvaient absolument pas le parler.

 

Son désir était de faire un roman français utilisant les tournures de phrases ou les expressions wallonnes. En 1998, ce roman a tout de suite été accepté chez l’Harmattan car  l’éditeur était originaire du Nord de la France et avait une collection ouverte à ce genre de littérature. Mais les éditions Robert Laffont avait déjà remarqué sa plume grâce au roman « La Reine des Spagnes » et par la suite tous ses autres romans ont été édités chez Robert Laffont.

 

Je lui ai demandé s’il devait faire des concessions face aux lecteurs français mais il nous a répondu que ce n’était pas nécessaire, à part quelques mots qui permettent de mieux se faire comprendre de part et d’autre de la frontière, il n’a pas d’obligation de la part de Robert Laffont d’utiliser un français épuré de tout belgicisme.

 

Armeljob8.jpg

Armel Job nous a également expliqué qu’il travaillait tous les matins à ses romans et qu’il n’avait généralement pas d’idée préconçue sur la tournure de son roman.

 

Il part d’une idée générale avec quelques personnages et développe peu à peu son intrigue ainsi que le caractère des personnages.

 

C’est ainsi qu’il a fait pour son dernier roman « Loin des mosquées » dont certains personnages comme Yasemin n’avait pas du tout le rôle qu’il lui fait jouer finalement.

 

Armeljob10.jpg

Ce roman-ci est d’ailleurs pourvu de quatre narrateurs différents afin de multiplier les points de vue et de mieux faire avancer l’histoire. Il avait envie aussi de changer un peu puisque généralement il écrit des romans à la première personne.

 

Le sujet de ce roman dont nous vous avons déjà expliqué le sujet par ailleurs

 

http://librairieantigone.skynetblogs.be/archive/2012/03/0...

 

http://librairieantigone.skynetblogs.be/archive/2012/02/1...

 

lui a été inspiré, nous a-t-il dit, par un mariage turc qui avait eu lieu dans le réfectoire de l’école où il était directeur à une époque. Ce mariage était totalement arrangé avait-il appris par sa fille qui connaissait le marié. Ce fait l’avait marqué et il a voulu y réfléchir au travers d’un roman. Qu’est-ce qui pour pousse un jeune homme ayant réussi de brillantes études à suivre la tradition ancestrale d’épouser une femme qu’on ne connaît pas ? Comment réussit-on ce genre de mariage quand il n’y a pas d’amour alors qu’en occident où le mariage d’amour est de mise, les divorces sont légions ?

 

La condition des femmes est évidemment évoquée dans ce roman. Et là aussi l’auteur nous montre la complexité de la réflexion sur la liberté de la femme. En effet, les femmes peuvent se rebeller face aux dictats des hommes (ici d’origine turque) qui considère que la femme leur  est inférieure ou en tout cas qu’elle ne peut prendre son indépendance ou face aux dictats de notre société européenne où  pour être conformes à ce qu’on attend d’elles, elles doivent répondre à certains critères de beauté, d’efficacité et d’indépendance.

 

Ces réflexions sont distillées tout au long du roman grâce aux différents personnages et c’est ce qui en fait un bon roman. En effet, dénué de démonstrations ampoulées mais, avec un soupçon d'humour bienvenu, ce roman incite le lecteur à réfléchir tout au long de sa lecture

 Je vous le conseille vivement.

 

Laurence

 

22/03/2012

Rappel

Bonjour à tous,

Voici un petit rappel pour notre rencontre littéraire qui aura lieu le mardi 27 mars à 19h45. Nous recevrons à la librairie, Armel Job, auteur de nombreux romans, ayant notamment reçu le prix Rossel des jeunes en 2011 pour le livre " Tu ne jugeras point".
Lors de cette soirée nous parlerons de son nouveau livre : "Loin des mosquées" et de son oeuvre en général.

Une soirée à ne pas rater. (Il ne faut pas avoir lu le livre pour venir)

12:03 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations, Robert Laffont | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : animation, auteur belge |  Facebook |

16/03/2012

"La Liseuse", Paul Fournel

liseuse.gif

Sorti en janvier, ce livre pourrait passer inaperçu parmi les livres à forte actualité et pourtant il aborde un sujet très délicat pour nous libraires et pour vous lecteurs.

En effet, le titre ne parle par d'une femme qui lit (bien que...) ni d'une lampe de lecture ou d'un couvre-livre mais bien de ces petits appareils dont on nous vente monts et merveilles et qui devraient remplacer ce viel objet qu'est le livre papier. Vous savez ce vieux truc qui sent mauvais, qui s'abîme si on verse de l'eau dessus et qui fait ringard.

Eh bien voilà, Robert Dubois, éditeur de son état, reçoit de la part de son directeur financier, une liseuse. C'est une jolie stagiaire qui la lui apporte un vendredi soir. Tous les futurs livres qu'il pourrait éditer (ou pas) s'y trouvent, il n'est donc plus besoin de prendre un cartable bien lourd rempli de livres pour le week-end.

"Gaston"Dubois apprend donc à se familiariser avec l'engin. Plus question d'annoter avec un crayon, de s'endormir dessus. C'est froid, trop petit pour son vieux cartable, trop grand pour sa poche mais il va faire un effort et l'emmener au parc pour voir.

En même temps que cette liseuse, et comme s'il se réveillait tout à coup, notre éditeur découvre qu'il y a de jeunes stagiaires qui travaillent gratuitement dans la maison d'édition qui porte son nom. Tient, et si on faisait connaissance? Et si on réfléchissait à l'avenir du livre qui n'en a peut-être plus d'ailleurs. Voilà donc notre vieil éditeur avec cette bande de jeunes inventant la nouvelle édition grâce aux nouveaux modes de communication.

Je ne vous cache pas mon désarroi en tant que libraire face à cette nouvelle technologie. Si le livre numérique s'installe dans les habitudes des jeunes générations, nous, les libraires n'auront plus notre place dans cette nouvelle façon d'éditer. En effet, quoi de plus simple aujourd'hui que de télécharger livre ou musique depuis son ordinateur sur son mp4, son ipod ou sa tablette?

J'ai moi-même acheté une liseuse pour voir ce qu'on pouvait en faire. Je ne suis pas enthousiaste mais je suis de la "vieille" génération. Pourtant je lui concède quelques qualités : maniable, pouvant contenir un grand nombre de livres et finalement ne se déchargeant pas très vite. Mais je ne retrouve pas facilement le passage que j'ai envie de relire et l'écran est assez sombre.

En revanche j'ai vraiment aimé ce livre de Paul Fournel. C'est bien écrit, c'est enlevé, c'est plein d'humour et c'est poétique; dans tous les sens du terme puisque, quand on a finit le livre, on découvre que Paul Fournel a utilisé une forme poétique du XII° siècle.

Parler d'une nouvelle technologie en utilisant une vieille forme poétique, c'est du grand art.

 

Laurence

 

édité chez P.O.L., 16€

09/03/2012

Prix sorcière 2012

C'est Anne Herbauts éditée chez Casterman qui a reçu le prix Sorcière 2012 dans la catégorie album.

anneh.gif

 

Très beau livre sur un enfant aveugle voulant découvrir le vent.

De belles illustrations, une belle mise en page. Un livre à lire les yeux ouverts et fermés.

Une belle récompense pour cette illustratrice belge.

En stock à la librairie, 19.50€

 

Dans la catégorie première lecture : "L'enfant" de Colas Gutman dans la collection mouche de l'école des loisirs. Nous l'avons lu, bien aimé et conseillé aussi.

albums de jeunesse, belgique,Casteman, enfance, jeunesse, prix,

A quoi sert un enfant? Voilà la question que posent les animaux à Léonard en promenade à la campagne. Drôle de question mais qui va lui permettre de réfléchir sur son existence. Une question forte traitée avec humour et légèreté.

 

Laurence