07/04/2017

Attention changement de lieu pour la rencontre avec Armel Job

Vu l'intérêt porté à cette rencontre, nous vous accueillerons dans un endroit plus spacieux :

Rendez-vous à 19h30 à L'Espace de Rien rue Léopold n°4.

 

Au plaisir de vous voir!

14:42 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations, Robert Laffont | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : rencontre, armel job, auteur belge |  Facebook |

01/03/2013

"Le bon coupable", Armel Job

 

 

armel job, auteur belge, roman, robert laffont, policier, conte

Par un beau dimanche d’été, la petite Clara, soleil de ses parents et de son frère se fait écraser le long de la grand route qui sillonne leur village. La petite allait rechercher son papa qui avait rejoint son garage suite à une dispute avec sa femme.

Pour cet accident sans témoin, le coupable est tout trouvé en la personne de Carlo Mazure. En état d’ébriété, sa voiture a plongé dans la rivière quelques kilomètres plus loin et il a été retrouvé peu après à l’heure du tragique accident. Mais un autre automobiliste est passé à vive allure sur cette route à peu près au même moment et celui-ci n’est autre que le procureur du roi, Régis Lagerman.

Qui des deux est coupable de ce drame qui frappe une famille dont les membres sont également en prise avec leurs démons intérieurs.

Tout le jeu d’Armel Job est de nous faire réfléchir au sentiment de culpabilité que chacun peut ressentir un jour ou l’autre face à des événements et à la manière de prendre nos responsabilités face à celui-ci.

Comme souvent dans les romans d’Armel Job, nous sommes dans les années soixante, période de prédilection de l’auteur, car elle lui permet de mettre les choses à distance et de donner un petit côté coloré à l’histoire. De plus les mentalités de cette époque ne sont plus les mêmes qu’aujourd’hui surtout face au sentiment de culpabilité,  sujet de ce roman.

Un tout grand Armel Job.

éd. Robert Laffont

01/09/2012

La véritable vie amoureuse de mes amies en ce moment précis, Francis Dannemark

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Le premier livre de la rentrée littéraire dont je vais vous parler est celui d'un auteur belge que j'apprécie beaucoup. En général il écrit des livres assez courts mais celui-ci fait plus de 470 pages et pourtant on ne s'ennuie pas un seul instant.

L'histoire est celle de Max, veuf, ancien psychothérapeute qui vit dans une grande maison un peu délabrée. Il y organise tous les mercredis, grâce à un ami cinéphile, un cinéclub où se réunissent un petite dizaine de personnes, principalement des dames, amies de Max.

Un jour arrive Felisa, venue consulter le psychothérapeute mais Max lui explique qu'il ne professe plus, travaillant plutôt sur l'analyse de statistiques et essayant de tenir tant bien que mal cette maison qui aurait bien besoin d'une rénovation.

De fil en aiguille Felisa va sympathiser avec le petit groupe au point de devenir "l'ange gardien" de chacun.

Je me suis bien amusée à lire ce livre. Sans prétention, l'auteur nous invite à rejoindre son groupe d'amis et cela marche. De plus les petits discours de Jean-François sur le cinéma ne sont pas lourds et m'ont plutôt donné envie de voir certains films.

J'espère recevoir Francis Dannemark bientôt.

Dès que j'ai la date je vous la communique.

Laurence

 

éditions Robert Laffont, 

 

07:57 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Robert Laffont | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : film, littérature belge, nouveauté, rentrée 2012, francis dannemark |  Facebook |

30/03/2012

Armel Job à la librairie, le 27 mars 2012

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Nous étions une vingtaine pour écouter Armel Job nous parler de son métier d'écrivain et de son parcours littéraire que nous avons évoqué grâce à la réédition du livre "La malédiction de l'abbé Choiron" aux éditions Weyrich et de son nouveau roman "Loin des mosquées" édités chez Robert Laffont.

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Armel Job nous a expliqué qu'il créait ses personnages à partir de l'observation du monde et de son envie de réfléchir à des situations auxquelles on peut être confrontées. Comment peut-on réagir face à tel problème, quelles sont les possibilités qui s'offrent à chacun face à celui-ci.

 

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Il nous a expliqué que pour "La malédiction de l'abbé Choiron", il avait voulu illustrer la période qu'il avait connue juste après la guerre dans les campagnes d'Ardenne. Il se souvient que ses grands-parents et ses parents parlaient wallon entre eux et avec les les clients de son père ou avec les voisins mais que lui et ses frères ne pouvaient absolument pas le parler.

 

Son désir était de faire un roman français utilisant les tournures de phrases ou les expressions wallonnes. En 1998, ce roman a tout de suite été accepté chez l’Harmattan car  l’éditeur était originaire du Nord de la France et avait une collection ouverte à ce genre de littérature. Mais les éditions Robert Laffont avait déjà remarqué sa plume grâce au roman « La Reine des Spagnes » et par la suite tous ses autres romans ont été édités chez Robert Laffont.

 

Je lui ai demandé s’il devait faire des concessions face aux lecteurs français mais il nous a répondu que ce n’était pas nécessaire, à part quelques mots qui permettent de mieux se faire comprendre de part et d’autre de la frontière, il n’a pas d’obligation de la part de Robert Laffont d’utiliser un français épuré de tout belgicisme.

 

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Armel Job nous a également expliqué qu’il travaillait tous les matins à ses romans et qu’il n’avait généralement pas d’idée préconçue sur la tournure de son roman.

 

Il part d’une idée générale avec quelques personnages et développe peu à peu son intrigue ainsi que le caractère des personnages.

 

C’est ainsi qu’il a fait pour son dernier roman « Loin des mosquées » dont certains personnages comme Yasemin n’avait pas du tout le rôle qu’il lui fait jouer finalement.

 

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Ce roman-ci est d’ailleurs pourvu de quatre narrateurs différents afin de multiplier les points de vue et de mieux faire avancer l’histoire. Il avait envie aussi de changer un peu puisque généralement il écrit des romans à la première personne.

 

Le sujet de ce roman dont nous vous avons déjà expliqué le sujet par ailleurs

 

http://librairieantigone.skynetblogs.be/archive/2012/03/0...

 

http://librairieantigone.skynetblogs.be/archive/2012/02/1...

 

lui a été inspiré, nous a-t-il dit, par un mariage turc qui avait eu lieu dans le réfectoire de l’école où il était directeur à une époque. Ce mariage était totalement arrangé avait-il appris par sa fille qui connaissait le marié. Ce fait l’avait marqué et il a voulu y réfléchir au travers d’un roman. Qu’est-ce qui pour pousse un jeune homme ayant réussi de brillantes études à suivre la tradition ancestrale d’épouser une femme qu’on ne connaît pas ? Comment réussit-on ce genre de mariage quand il n’y a pas d’amour alors qu’en occident où le mariage d’amour est de mise, les divorces sont légions ?

 

La condition des femmes est évidemment évoquée dans ce roman. Et là aussi l’auteur nous montre la complexité de la réflexion sur la liberté de la femme. En effet, les femmes peuvent se rebeller face aux dictats des hommes (ici d’origine turque) qui considère que la femme leur  est inférieure ou en tout cas qu’elle ne peut prendre son indépendance ou face aux dictats de notre société européenne où  pour être conformes à ce qu’on attend d’elles, elles doivent répondre à certains critères de beauté, d’efficacité et d’indépendance.

 

Ces réflexions sont distillées tout au long du roman grâce aux différents personnages et c’est ce qui en fait un bon roman. En effet, dénué de démonstrations ampoulées mais, avec un soupçon d'humour bienvenu, ce roman incite le lecteur à réfléchir tout au long de sa lecture

 Je vous le conseille vivement.

 

Laurence

 

22/03/2012

Rappel

Bonjour à tous,

Voici un petit rappel pour notre rencontre littéraire qui aura lieu le mardi 27 mars à 19h45. Nous recevrons à la librairie, Armel Job, auteur de nombreux romans, ayant notamment reçu le prix Rossel des jeunes en 2011 pour le livre " Tu ne jugeras point".
Lors de cette soirée nous parlerons de son nouveau livre : "Loin des mosquées" et de son oeuvre en général.

Une soirée à ne pas rater. (Il ne faut pas avoir lu le livre pour venir)

12:03 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations, Robert Laffont | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : animation, auteur belge |  Facebook |

08/03/2012

Aujourd'hui c'est la "journée de la femme"

Un livre pour illustrer cette journée?

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Loin des mosquées d'Armel Job.

 

Emilie vous en a déjà parlé mais je l'ai fini il y a quelques jours et il m'a beaucoup plu.

Ce livre illustre sous la forme du roman la condition des jeunes femmes musulmanes en Europe sous l'emprise du père et des frères. Elles n'ont pas droit à la parole, au choix amoureux ou tout simplement à une vie à l'européenne. La tradition est la plus forte apparemment et que la famille soit arrivée en Belgique récemment ou pas, les moeurs européennes ne passent pas la porte de certaines maisons. Un récent procès en Belgique nous l'a encore prouvé.

L'auteur viendra nous parler de son livre et de sa carrière le mardi 27 mars à 19h45.

Laurence

11:42 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations, Robert Laffont | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : armel job, animation, littérature belge, société |  Facebook |

15/02/2012

Deux ouvrages "made in Belgium" à ne pas manquer...

Voici deux livres « bleu blanc Belge » que j’ai eu l’occasion de dévorer dernièrement.

Commençons avec « Les veilleurs de chagrin » de Nicole Roland.

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Un seul mot me vient en tête pour décrire ce que j’ai vécu lors de sa lecture : « Mama-mia!»

Esther est anthropologue. Un jour, elle est appelée à se rendre au Kosovo, un peu après la guerre des années 90. Là-bas, elle sera chargée de déterrer les ossements des citoyens massacrés, leur rendre leur identité et ainsi permettre à leur famille de commencer leur travail de deuil. Cette mission ô combien difficile, sera aussi l’occasion d’une vaste remise en question pour Esther, torturée dans son âme depuis longtemps déjà.

A la lecture de ce petit résumé, je suis presque certaine que vous avez déjà compris. Compris que ce livre est d’une grande profondeur. Il m’a beaucoup touché, de par son histoire et l’écriture limpide, splendide et sentimentale (non pas comme on l’entend d’habitude) de Nicole Roland, l'auteur de « Kosaburo, 1945 ».

Si vous êtes à la recherche d’un livre qui vous prend aux tripes, celui-ci est fait pour vous !

 

Le second livre dont j’aimerais vous parler est « Loin des mosquées », le dernier roman d’Armel Job. 

 

 

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En général, je suis attirée par des ouvrages originaux, étonnants qui m’apportent quelque chose d’un point de vue émotionnel ou qui m’éclairent un tant soit peu sur le monde qui m’entoure. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue en lisant celui-ci.

L’intrigue est là, du début à la fin. La manière dont est construit le roman est inattendue et peu commune. Il parle d’amitié, d’amour mais aussi de la femme musulmane, sa place au sein de la famille, du mariage, du couple et ce en la présentant, de façon romancée, sous différents aspects. L'auteur le fait de manière douce, intelligente et nuancée. Il est aussi question des traditions et de la position de l’homme dans tout cela. Je n’en dirai pas plus de peur de vous gâcher le plaisir.

Non seulement l’histoire est prenante mais sa morale est enrichissante. Beaucoup de choses sont possibles, par amour ou par amitié, quelque soit notre religion. Voilà ce que j’ai surtout retenu de cet ouvrage bien que certains agissements au sein de familles islamiques radicales décrits dans le livre, font froid dans le dos. Quoi qu’il arrive, l’espoir est toujours là et peut aider à résoudre bien des problèmes.

 

Je terminerai en disant : « Lisez du Belge! ». Dans notre petit pays, nous avons la chance d’avoir de grands auteurs. Profitons-en. Moi-même je découvre ce monde littéraire et je n’en suis pas déçue. Pas le moins du monde.

 

Bonne lecture !

Emilie.