23/07/2016

Eh bien dansons maintenant !, Karine Lambert, Lattès

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Pourquoi vivre encore quand l’autre s’éteint après cinquante de vie commune ? Quelles joies, quel bonheur espérer encore lorsque, à près de 80 ans, on se retrouve seul ?

L’espoir d’être à nouveau heureux un jour, Marcel et Marguerite l’ont perdu quelques mois plus tôt. Marcel ne peut imaginer sa vie sans Nora ; Marguerite est perdue sans Henri qui a dirigé sa vie depuis leur mariage. Amour d’enfance ou de convenance, il est le seul qu’ils aient connu et, à leur âge, on ne croit plus aux secondes chances.

Et pourtant – un concours de circonstances, le hasard, le destin ? – Marcel et Marguerite se rencontrent lors d’une cure thermale à Bagnères-de-Bigorre. Marcel est séduit par cette petite dame élégante, Marguerite est émue comme une adolescente. Les deux tourtereaux retrouvent la joie de vivre l’un auprès de l’autre. Mais cet amour naissant n’est pas du goût de leurs enfants : le fils de Marguerite, particulièrement, ne supporte pas les fantaisies de sa mère, sa manière de déroger aux cadres posés par son père défunt, et il est bien décidé à rétablir l’ordre.

Karine Lambert nous offre une belle histoire d’amour, hors des sentiers battus. Car oui, on peut aimer à 70, 80, 90 ans. N’en déplaise aux rabat-joie, aux bien-pensants ou aux enfants déboussolés de voir leurs parents vieillissants s’octroyer le droit de vivre encore et d’être heureux. Un roman qui fait sourire, mais aussi réfléchir sur notre manière d’aborder le vieillissement dans notre société.

11:21 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans JC Lattès, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, vieillissement |  Facebook |

19/05/2016

Le retour de Juliette Pommerol et Antoine Dole

Humour, amour et fantaisie au programme !

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Souvenez-vous, l’année dernière, Juliette Pommerol devait partir quatre semaines en Chine avec toute sa famille ; malheureusement, le voyage était tombé à l’eau. Les Pommerol, experts en mensonge, avait pourtant réussi à convaincre tout le monde qu’ils étaient bien partis !

Eh bien, cet été, Juliette part deux semaines à Londres dans une famille d’accueil. Encore une fois, tout part d’un mensonge pour ne pas perdre la face : hors de question pour Juliette de laisser ses camarades la prendre pour une poule mouillée, elle va leur montrer qu’elle aussi est capable de quitter le cocon familial ! Et pour être sûre d’être admise, Juliette va répondre « oui » à tout…Le camping ? Evidemment qu’elle adore ça ! … Ou pas ! Quand sa famille d’accueil l’emmène camper dans les Highlands, Juliette a beau être émerveillée par les paysages écossais, les moustiques et le montage de tente ne l’enchantent pas autant. Et si ce voyage lui réservait de belles surprises ?

Juliette Pommerol chez les Angliches, Valentine Goby, Thierry Magnier.

 

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L’année dernière, Antoine Dole nous proposait un très chouette roman intitulé Le baiser du mammouth. Son héros, Arthur, était amoureux de Fiona, la meilleure de amie de sa grande sœur. Le problème, c’est que Fiona avait 15 ans et Arthur, 9 ans. Celui-ci avait alors trouvé une solution : congeler Fiona jusqu’à être assez grand pour vivre son amour au grand jour.

Aujourd’hui, oubliée Fiona ! Arthur est amoureux de Bérénice… et Camille. Des sœurs jumelles aussi différentes que le jour et la nuit. Les jours de pluie, sous le préau, Arthur aime Bérénice, toujours plongée dans un livre, imperturbable ; les jours de soleil, il aime Camille, toujours prête à faire des bêtises. Puisqu’il ne peut choisir, Arthur décide de devenir l’amoureux parfait pour chacune d’entre elle : il sera passionné de sciences et de philosophie pour charmer la première ; casse-cou et espiègle pour séduire la seconde. Comme toujours, Arthur fait preuve d’une imagination débordante !

Mon cœur caméléon, Antoine Dole, Actes Sud Junior.

16:48 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud, Litttérature de jeunesse, Romans, Thierry Magnier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : mensonge, humour, amour, camping, école |  Facebook |

09/05/2016

Quoi qu'il arrive, Laura Barnett, Les Escales

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En 1958, à Cambridge. Alors qu’elle se rend en cours à vélo, Eva roule sur un clou. Un étudiant, Jim, l’accoste en lui demandant si tout va bien. Ils n’en savent rien encore, mais cet événement sera déterminant pour leur avenir.

A partir de cet instant, Laura Barnett imagine trois destins possibles pour Eva et Jim. La jeune Eva quittera-t-elle son petit ami, l’ambitieux acteur David Katz, pour céder au charme du bel inconnu qu’elle vient de croiser ? Ou accordera-t-elle à peine un regard à cet étranger qui lui propose son aide et le rencontrera-t-elle réellement plus tard ? Comment leurs vies intimes, mais aussi leurs carrières et leurs projets respectifs seront-ils influencés par cette première rencontre ?

S’il faut un peu de temps pour s’habituer à la construction étonnante de ce roman – les trois versions s’alternent de telle manière que le lecteur avance progressivement et parallèlement dans chacune des vies « simultanément » –, on finit par prendre ses marques et par naviguer plus aisément dans ces futurs possibles pour Jim et Eva. Laura Barnett explore les bonheurs et les aléas d’une vie de couple déployée sur plusieurs décennies ; les moments de fusion et les trahisons ; les épreuves à surmonter ensemble ou séparément ; les douleurs et les réconciliations. Au travers de personnages profondément humains, à la fois d’une force incroyable, d’une grande lâcheté parfois et d’une émouvante fragilité, l’auteure nous invite à observer avec un peu de distance et d’indulgence les choix de chacun. Soulignons qu’elle réussit à mener ces trois intrigues de front tout en gardant une parfaite cohérence.

14:42 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, couple |  Facebook |

17/06/2015

Coeurs de cailloux, Cécile Chartre, Alice éditions

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Il y a la mer. Éternelle, immuable. En face de la mer, il y a ce banc. Éternel, immuable. Sur ce banc, tous les jours, de 8 heures à 20 heures, il y a la vieille. Éternelle, immuable. Aux pieds de la vieille, il y a le mignon chien-chien. Et à côté de la vieille, il y a le tas de cailloux, bien ronds, petits, mais qui doivent faire mal si on les lance fort. Puis arrive un jeune. Qui ose s'asseoir sur le banc. Qui ose caresser le mignon chien-chien.

Certains livres nous touchent tant que les mots se dérobent à nous lorsqu’on veut en parler.

Certains récits sont si sensibles et si justes qu’on craint de les froisser et de les dénaturer en tentant de les résumer.

Cœurs de cailloux, c’est un secret chuchoté, qu’on ne peut révéler, car il appartient à chacun d’en faire sa propre découverte.

Cœurs de cailloux, c’est une attente infinie au parfum d’océan, douce comme un caillou poli par le temps et les mains rugueuses qui les ont caressés.

Cœurs de cailloux, c’est un conte, une histoire apaisante qu’on voudrait entendre répétée chaque soir, inlassablement.

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15:03 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Alice jeunesse, Litttérature de jeunesse, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, mer, rencontre |  Facebook |

04/05/2015

Les fiancés, Déborah Lévy-Bertherat, Rivages

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Madeleine et Max se sont rencontrés à l’âge de 8 ans. La petite fille est tombée immédiatement amoureuse de ses cheveux noirs et de ses yeux de loup. Quelques années plus tard, ils se sont fiancés en cachette. Puis, Max est parti faire la guerre en Indochine, sans un au revoir. Il lui avait pourtant promis de la rejoindre pour la dernière danse au bal du 14 juillet. Mais il l’a laissée, sans un mot, et n’est jamais revenu.

Soixante plus tard, Madeleine commence à perdre la mémoire. Elle est placée dans une résidence : la Maison de l’Espérance. Là, elle n’en croit pas ses yeux : Max est revenu, elle l’a retrouvé, enfin. Elle semble si heureuse que le vieil homme qu’elle prend pour son ancien fiancé n’ose la détromper et se retrouve malgré lui dans la peau d’un autre.

René, quant à lui, est fils de garde-barrière. Enfant, il rêvait d’être conducteur de train pour rendre les gens heureux, jusqu’au jour terrible de ses 14 ans. René était marié à Giselle. Ensemble, il tenait un magasin de jouets et ils avaient une fille, Nadège. Giselle n’est plus et sa fille est aujourd’hui bien loin, mais René continue de lui écrire inlassablement les petites choses du quotidien. René se confie peu, mais il a bien des secrets : une maquette qu’il peaufine et dont il est le seul à connaître les détails cachés et un dossier blanc tout en haut de l’armoire auquel personne ne peut toucher.

René voudrait dire la vérité à Madeleine, mais comment lui expliquer sans lui faire de mal ? Et comment tout lui avouer sans qu’elle cesse de l’aimer ? Puis, René en est sûr : Madeleine, il l’a déjà rencontrée. Il reconnaît son regard de petite fille. Et il a besoin de ses confidences pour réveiller sa mémoire et retrouver où et comment leurs chemins se sont déjà croisés.

Déborah Lévy-Bertherat signe une belle histoire d’amour, de mémoire, d’enfance et de deuils irrésolus. Une histoire qui nous rappelle que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir… Et, inversement, que l’espérance fait vivre. Que tout est toujours possible tant que le point final n’est pas écrit.

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14:44 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amour, mémoire, souvenirs, guerre, deuil |  Facebook |

27/04/2015

Vladimir et Clémence, Cécile Hennerolles et Sandrine Bonini, Grasset jeunesse

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La vie avait donné à Vladimir un prénom qui sentait la neige fraîche, et une vilaine myopie qui le contraignit très tôt à porter d’affreuses lunettes.

On n’a jamais vraiment su si c’était à cause de ses yeux qui ne voyaient pas très bien que Vladimir avait décidé de regarder le monde à travers son appareil photo. Ou peut-être était-ce simplement parce qu’il aimait le petit clic qu’on entend à l’oreille, et qu’on sent sous les doigts, au moment d’appuyer sur le bouton pour fixer l’instant à tout jamais.

Toujours est-il que la photographie devint son métier.

Ainsi commence Vladimir et Clémence, l’histoire d’une rencontre entre un photographe spécialisé dans les portraits de personnes âgées et une jeune femme invisible qui apparaît un jour mystérieusement devant son objectif. A partir de cet instant, Vladimir n’a de cesse de la retrouver…

Un conte délicat et poétique, tout en tendresse et joliment illustré, à mi-chemin entre Le Petit Prince (on ne voit bien qu’avec le cœur) et Amélie Poulain (Clémence l’Invisible s’est donnée la mission d’aider les gens et de les rendre heureux en traçant des mots et des flèches à la craie sur leur chemin). Une histoire d’amour, de différence, de photos de famille et de petits cailloux blancs semés ici et là…

Une histoire qui rend heureux…

 

14:40 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Grasset, Litttérature de jeunesse | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : vladimir et clémence, amour, différence, photographie |  Facebook |

08/04/2015

Quarante tentatives pour trouver l'homme de sa vie, Rachel Corenblit, Rouergue

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Les hommes dans l’Éducation nationale sont comme les coquelicots. Paraît qu’ils sont visibles, bien rouges et toxiques pour les yeux si on s’y frotte de trop près et depuis un moment, on n’en trouve plus dans les champs.

Lucie, la trentaine bien avancée, cherche l’amour. Bercée par la ritournelle « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants », elle court sans relâche après le prince charmant. Supermarché, mariages, voyages pour célibataires, speed-dating…, Lucie est constamment à l’affût.

Dans cette quête éperdue et désespérée, deux fils rouges : Pascal, son ex, qu’elle a quitté trois ans plus tôt et qui a refait sa vie, et Romuald, l’ex de sa meilleure amie, avec lequel un jour passé peut-être, si elle avait voulu… ou un jour prochain, peut-être s’il voulait encore…

Rachel Corenblit est auteure de livres pour la jeunesse. Quarante tentatives pour trouver l’homme de sa vie est son premier roman pour adultes. Si la narration à la troisième personne peut décontenancer de prime abord, le récit finit par se structurer et trouver son rythme de croisière. Reflet d’une génération un perdue, biberonnée aux contes de fées et peu à peu désillusionnée, Lucie agace et attendrit tout à tour. De nombreuses lectrices s’y retrouveront certainement … Un peu, beaucoup, passionnément…