02/05/2015

On est encore aujourd'hui, Véronique Janzyk, Onlit Editions

onestencore.png

 

D’où vient ce sentiment de tenir davantage à toi mort que vif ? Du fait que c’est ce qu’il reste, tout ce qu’il reste encore : éprouver ce sentiment infini, inaltérable, renouvelé.

La narratrice se souvient de Michel. Ils s’étaient rencontrés lors d’une conférence sur le thème du récit de vie. Le soir même, Michel lui avait laissé un message sur son répondeur : « Pourrions-nous êtres amis ? » Et c’est ainsi qu’avait commencé cette relation particulière basée sur le partage d’émotions communes : entre échanges de livres et séances de cinéma. Michel disparu, c’est encore dans les salles obscures que la narratrice le retrouve le mieux, choisissant les films pour deux, laissant un siège vide à son côté. Perpétuant le partage au-delà de l’absence.

Un texte sensible et juste.

Commande en ligne / Commande de l'ebook.

14:39 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Onlit éditions, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deuil, cinéma, amitié |  Facebook |

20/08/2012

"Les vacances d'un serial killer" Nadine Monfils

Jean-Yves Tual, un ami de Nadine Monfils a réalisé ce petit film d'animation. Pour un amateur je ne trouve pas ça trop mal. Attention au son...

 

http://vimeo.com/47813548

 

15:06 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations, Belfond, Nadine Monfils, Pocket | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amis, auteur belge, cinéma, humour |  Facebook |

29/06/2012

Corée : "Couleur de peau : miel", de Jung - "Carnet de Corée" Serge Delaive - "Joseph" Yun Sun Limet

couelurjpg.jpg

Je suis allée voir ce film. J'avais lu la BD quand elle était sortie et j'avais envie de voir ce que l'auteur avait réalisé en transposant son livre en film. Je n'ai pas été déçue.  Le mélange des films super 8 de son enfance, de ses dessins tirés de la BD et son dessin d'animation est très réussi même si quelques fois on a l'impression d'un côté artisanal.

L'histoire de Jung est celle de milliers d'enfants coréens qui ont été envoyés à travers le monde pour être adoptés parce que leur mère était fille-mère ou veuve ou trop pauvre pour s'en occuper. Beaucoup sont arrivés en Belgique, tout le monde en connaît au moins dans son entourage. Ces enfants ont été bien accueillis mais n'ont pas toujours accepté leur déracinement. Un mal-être qui a poussé certains au suicide mais tous n'en sont, heureusement,  pas arrivés à cette extrémité et ont réussi surmonter ce sentiment de n'être de nulle part et de partout à la fois.

carnet.gif

Sur le même sujet mais écrit par le conjoint d'une adoptée, j'ai lu "Carnet de Corée" de Serge Delaive, auteur belge qui a reçu le prix Victor Rossel en 2009 pour son livre  "Argentine".

Moi-même épouse d'un coréen adopté, je me suis plongée avec intérêt dans ce livre pour découvrir comment une famille vit la découverte du pays d'origine. Avec une très belle plume, Serge Delaive nous parle de la découverte du pays, de la recherche et de la rencontre avec la mère biologique de sa femme et des émotions que cela suscite au sein de toute la famille. Outre ce récit, le livre est aussi l'occasion de découvrir les coutumes d'un pays très fermé ayant un code de vie très stricte même s'il est très ouvert aux nouvelles technologies.

Le livre est composé de textes qui ont été écrits lors des trois voyages effectués par le couple et par la famille et de photographies prises à cette occasion.

joseph.gif

Enfin,  "Joseph", dans ce très beau récit l'auteure mêle l'histoire personnelle et l'histoire de la Belgique. Une belle plume à découvrir.

 

Ces deux livres sont édité aux éditions de La Différence, petite maison qui a un très beau fonds littéraire tant en littérature française qu'étrangère. Vous pouvez venir découvrir quelques uns de leurs livres à la librairie cet été.

"La langue de ma mère" de Tom Lanoye, livre qui a eu un beau succès en Belgique, a été édité par leurs soins.

à bientôt,

Laurence

 

 

06/04/2012

Soirée cinéma

38témoins.jpg

Hier je suis allée voir le nouveau film de Lucas Belvaux, 38 témoins, tiré du livre Est-ce ainsi que les femmes pleurent ? de Didier Decoin.

C'était tout simplement magnifique. Bons acteurs : Nicole Garcia, Yvan Attal et Sophie Quinton, belle prise de vue dans la ville du Havre, mise en scène impeccable qui rend très bien le sentiment de culpabilité de Pierre. Celui-ci comme les 37 autres habitants de la rue n'a pas réagi lorsqu'en pleine nuit une jeune femme a été tuée à coups de couteau dans la rue. Malgré ses cris, personne n'a appelé la police ou n'est descendu la secourir. Louise, l'épouse de Pierre, découvre la dure réalité. Le cinéaste qui s'attache à montrer comment un couple sans histoire vit l'après drame, nous renvoie à nous-même, à nos peurs, à nos hésitations.

A écouter aussi durant le film, la très belle musique d'un musicien belge qui s'appelle Arne Van Dongen : http://www.myspace.com/arnevandongen

femmes.gif

Existe aussi en poche; le film est à voir, notamment au Cinéma Caméo-Forum de Namur

http://www.cinemacameo.be/index.php?page=33&film=710

Laurence

11:00 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actualité et animations, Loisirs, Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : cinéma, musique |  Facebook |