22/01/2015

Danser les ombres, Laurent Gaudé, Actes Sud

danser_les_ombres_gaude.jpg

 

Janvier 2010, Jacmel, Haïti. Nine meurt emportée par l’esprit Ravage. Elle laisse deux enfants. Lucine, sa sœur aînée, se rend à Port-au-Prince pour annoncer la triste nouvelle. Là-bas, Lucine retrouve la vie qu’elle a quittée cinq ans plus tôt, l’effervescence, l’exaltation. Hébergée dans un ancien bordel, elle redécouvre l’amitié et la possibilité d’un amour…


12 janvier 2010, 16h53. 35 secondes et les espoirs disparaissent, ensevelis sous les décombres des bâtiments effondrés. La terre a tremblé, une faille s’est ouverte, une porte de communication entre le monde des morts et celui des vivants.


Danser les ombres fait entendre le bruit et l’animation des rues d’Haïti avant la catastrophe, mais également le silence assourdissant qui a suivi le séisme. Il nous fait voir les visages hagards et la solidarité de la rue. La confusion des premiers instants à laquelle fait rapidement place la volonté de vivre et de reconstruire.


Laurent Gaudé rend hommage à ces hommes et ces femmes, à ce peuple d’Haïti, fort, digne, debout, malgré tout.

17:59 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : laurent gaudé, danser les ombres, haïti, fiction |  Facebook |

11/10/2011

"La belle amour humaine", Lyonel Trouillot

trouillot.gif

Anaïse vient à Haïti pour enquêter sur son père qu'elle n'a pas connu. Le guide qui l'emmène au village natal du père lui explique qu'il faut qu'elle laisse ses préjugés d'occidentale pour apprendre à vivre comme au village. Là règnent l'amour, la joie de vivre, le respect de l'autre. La terre appartient à tous et nul ne peut se l'approprier au détriment des autres. Le père d'Anaïse, enfant d'un homme d'affaire véreux qui avait pour seul ami un général violent, en a pris conscience et s'est enfui.  Durant tout le trajet, le monologue du guide nous pose cette question cruciale : "Quel usage faut-il faire de sa présence au monde?".

Alors qu'on pourrait craindre que l'artifice du monologue n'endorme le lecteur, il n'en est rien. Au contraire, ce monologue fait d'interpellations, d'exclamations, est très vivant et finalement s'adresse autant à Anaïse qu'à nous lecteur. C'est un roman magnifique doté écrit de manière très poétique.

Un très bon roman de cette rentrée littéraire.

09:54 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Actes Sud, Romans | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : actes sud, littérature française, haïti, rentrée 2011, roman |  Facebook |