12/12/2016

La montagne rouge, Olivier Truc, Métailié noir

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Le nouveau roman policier d'Olivier Truc vient de sortir, je vous avais déjà parlé de lui ici

et voici ce qu'en pense un ami qui vient de le lire.

"Je le recommande vivement à ceux qui sont intéressés par les romans policiers actuels qui se passent en Scandinavie et chez les « Lapons ». J’écris Lapons alors que je viens d’apprendre que les autochtones préfèrent le terme Sami et qu’ils n’habitent pas la Laponie mais le Sapmi.
Un conseil toutefois, si vous ne connaissez pas Olivier Truc et la Police des Rennes, lisez d’abord « le dernier lapon » et « Le détroit du loup » car ce volume pourrait être le troisième tome d’une trilogie.
Encore un roman ou une saga scandinave me direz-vous ? On est loin de Camilla Läckberg (Erika Falk) ou Ake Edwardson (Rik Winter). Olivier Truc est français et correspondant de Libération d’abord, du Monde ensuite. Il a participé à plusieurs émissions ou documentaire tournés sur place.
Olivier Truc s’intéresse à l’intrigue mais pas seulement. A la lecture, on apprend beaucoup sur le mode de vie des Sami, leur histoire, leurs difficultés avec les Suédois ou Norvégiens. Vraiment très bien documenté grâce au temps passé par l’auteur auprès des Sami. On se rapproche plutôt de « la loi des Sames » de Lars Pettersson."

 

résumé donné par l'éditeur :

Enclos de la Montagne rouge, sud de la Laponie. Sous une pluie torrentielle, les éleveurs procèdent à l'abattage annuel de leurs rennes. Mais dans la boue, on retrouve des ossements humains. Oui est ce mort dont la tête a disparu ? Son âge va le mettre au centre d'un procès exceptionnel qui oppose forestiers suédois et éleveurs lapons à la Cour suprême de Stockholm : à qui appartiennent les terres ? A ceux qui ont les papiers ou à ceux qui peuvent prouver leur présence originelle ? Klemet et Nina, de la police des rennes, sont chargés de l'enquête.
Ils découvrent une mystérieuse vague de disparition d'ossements et de vestiges sami. Ils croisent des archéologues aux agendas obscurs, mais aussi Petrus, le chef sami à la poursuite des rêves de son père dans les forêts primaires de la Laponie, Bertil l'antiquaire, Justina l'octogénaire et son groupe de marche nordique et de bilbingo. Les sombres secrets d'une Suède fascinée par l'anthropologie raciale sont distillés sur fond de paysages grandioses et désolés, par des personnages de plus en plus complexes et attachants.

17:39 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Métailié, Policier - thriller, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman policier, l'avis de jacquy |  Facebook |

16/12/2014

Juste une fois, Alexandre Jardin, Grasset

https://www.youtube.com/watch?v=bVRlfZ1bV5Q

Fameux « teaser » en bon Français ! Tu te demandes pourquoi cet envoi ?

 

Eh bien, il est à la base de l’achat du livre d’Alexandre Jardin.

 

Cette  chanson passait  à la radio, dans la voiture, et mon épouse s’est rappelée  avoir entendu, à Vivacité « le 8 – 9 » une entrevue entre Alexandre Jardin et Benjamin Maréchal.

 

En France, il recevrait des reproches : des lecteurs  trouvaient dommage que le roman comporte beaucoup d’expressions québécoises !!!

 

Mais bon sang, un roman est crédible et vivant s’il est écrit en langue locale !

 

C’est suite à cette réflexion ( nombrilisme parisien, pas de doute)  que je me suis dit que, celui-là, je l’achèterais.

 

De plus, quand j’ai appris qu’il se passait aux alentours du lac Masson *, il n’y avait plus de doute, je le lirais.

 

Bon, ça, c’est le préambule. Ce que tu attends, c’est un avis de ma part non ?

 

Eh bien, j’ai lu le livre en 2 jours (bon, je suis retraité, d’accord). Mais il me plaisait bien. C’est vrai qu’on y parle plus Québécois que Français de Paris. C’est tant mieux : on s’y croirait. J’ai lu les remerciements de l’auteur, je veux bien le croire : il a fait relire par des personnes  du cru.  Entre nous, n'oublie pas que j'avais fait une remarque à Armel Job quant à ses expressions traduites en Français du wallon  dans la malédiction de l'abbé Choiron)

 

L’histoire est gentillette, proche de Levy ou Musso, si tu vois ce que je veux dire. Ça pourrait donner un bon petit film américain du nord aussi.  Style « l’amour dans de beaux draps » (sibling rivalry en VO). J’ai bien aimé certains Levy d’ailleurs, quand on se laisse prendre par l’histoire, dans un transat’ en vacances.

 

Le moins bon, c’est que la fin me laisse sur la mienne. Drôle de phrase : relis, tu comprendras J.

 

J’ai l’impression que Jardin s’essouffle. Il semble bâcler les dernières pages. Je n’ai même pas eu les larmes aux yeux, ou la gorge sèche ; c’est un signe !

 
  • Sainte-Marguerite du Lac Masson : lieu où est née Chantal qui a tenu le café « la Belle Province » à Bossière. Chantal était LA Québécoise avec son accent, ses expressions, sa joie de vivre. Elle a remis son commerce suite à une divergence de vue avec le propriétaire des lieux.

Jacquy.

12:46 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Grasset | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'avis de jacquy, grasset |  Facebook |

19/07/2012

"L'argile et la craie", Jules Boulard, éditions Weyrich, l'avis de Jacquy

Comment réagissent les soldats qui sont sortis vivants de la boucherie de la 1ère guerre mondiale. J’avais déjà lu des romans de ce style, ils se passaient en France. L’avantage de celui-ci est qu’il se passe chez nous, que nous pouvons visionner les lieux.

 

Visionner les lieux mais aussi retrouver l’atmosphère  qui était rapportée par mes grands-parents. De ce côté, je crois que les lecteurs de ma tranche d’âge aimeront probablement plus ce roman que les jeunes. Je me trompe ?

 

L’école primaire du début des années 60 n’était guère différente de celle décrite ici. Surtout quand on a eu comme instituteur un presque retraité, ancien combattant de 40-45.

Savez-vous que la première demi-heure de chaque jour était consacrée au catéchisme ? A l’école communale des garçons. Impensable maintenant. Et pourtant, tout le monde était présent. Certains parce qu’il le fallait bien.

 Le curé était réellement quelqu’un de très influent. Les tensions entre Calotins et Rouges bien réelles, arbitrées par les Bleus libèrô . Surtout dans les jours précédant les élections communales.

 

Le personnage principal remet trop souvent ses cauchemars sur le tapis. Mais, je suis persuadé que c’est vraiment ce qui se passait dans leurs têtes. Je n’ai jamais eu la certitude que des Léonce Parisot ont sévi dans la région. Mais les commérages allaient  bon train à ce sujet.

D’ailleurs, il suffisait de regarder les traits du visage de x : c’est le portrait tout craché de y.

 

Le curé ressemble assez à celui qui m’a baptisé mais que je n’ai que peu connu. Sûr de son fait, sévère paraît-il. Tiens ! Il n’y a pas de bedeau dans le livre ? Bizarre.

La différence est qu’il faisait sonner les cloches à toute volée quand l’équipe de balle pelote du village était championne !

J’ai connu un autre curé qui fonçait sur son vélo pour demander aux gens de fermer leur porte parce que les Jéhovas arrivaient.

 

Voilà, je ne parlerai pas du style d’écriture : je laisse cela à ceux qui ont suivi les études « pour ».

Mais si j’ai bien aimé, c’est sans doute aussi parce que le style est « aéré », avec beaucoup de dialogues pour rendre la lecture plus passionnante et réaliste.

11:42 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans, Weyrich | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'avis de jacquy, auteur belge, weyrich |  Facebook |

06/10/2011

"La malédiction de l'Abbé Choiron", Armel Job

C'est l'un des premiers romans d'Armel Job que les éditions Weyrich ont décidé de rééditer dans leur nouvelle collection "Plumes de Coq"dont le but est de défendre des auteurs wallons connus ou non.

L'histoire se passe dans les années 1950 dans un village en Ardenne. Le nouveau curé s'installe dans le village et apprend à connaître ses ouailles.

Voici l'avis d'un lecteur assidu de la librairie :

"Ce que j'ai aimé :

- Les expressions qui me rappellent ma jeunesse à Lonzée dans une famille villageoise comme les autres. J'ai grandi en sagesse, en Wallon et en Français. J'emploie encore le "on va manger dans la grande place" pour le living. Après tout, entre le Wallon francisé et le franglais, j'ai choisi.
- Inocin 14. j'ai appris quelque chose. J'ai demandé à mon épouse, nous croyions tous les deux que ceci se référait à la guerre 14-18. Je ne connaissais pas le nombre de papes ayant choisi ce prénom.
- le rappel de ce que j'ai connu dans ma jeunesse. Je confirme qu'on communiait au banc, qu'on ne pouvait toucher l’hostie. L'enfant de chœur tenait un plateau au niveau du menton du communiant "au cas où". Les processions étaient suivies par tous, même les athées, parfois avec un petit sourire. Mais, il ne fallait pas rater la réunion au café de l'église après !
- les relations entre voisins et fermiers sont tout à fait crédibles.

Ce que j'ai moins aimé ?

Eh bien, l'auteur en parle dans l'interview, il ne fait pas parler les acteurs en Wallon mais en Français à la sauce wallonne. Ca passe peut-être mieux en France, mais chez un Wallon de Wallonie, ça passe moins,ça fout en l'air la spontanéité des dialogues. Ce n'est pas crédible du tout. Il n'est pas possible de s'imaginer les personnages parlant cette langue. Et là, je préfère 1000 fois Arthur Masson."

 

Voilà un avis bien tranché. Personnellement, moi qui suis une citadine, je trouve les dialogues très amusant à lire sans doute, justement, parce que je n'ai pas la connaissance du wallon. J'ai découvert également une époque et un monde que je ne connaissais pas.

Armel Job doit également sortir un nouveau roman en janvier, ce sera l'occasion de le recevoir à la librairie. A suivre donc.

Laurence

14:15 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Weyrich | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : auteur belge, l'avis de jacquy, weyrich |  Facebook |