01/03/2013

"Le bon coupable", Armel Job

 

 

armel job, auteur belge, roman, robert laffont, policier, conte

Par un beau dimanche d’été, la petite Clara, soleil de ses parents et de son frère se fait écraser le long de la grand route qui sillonne leur village. La petite allait rechercher son papa qui avait rejoint son garage suite à une dispute avec sa femme.

Pour cet accident sans témoin, le coupable est tout trouvé en la personne de Carlo Mazure. En état d’ébriété, sa voiture a plongé dans la rivière quelques kilomètres plus loin et il a été retrouvé peu après à l’heure du tragique accident. Mais un autre automobiliste est passé à vive allure sur cette route à peu près au même moment et celui-ci n’est autre que le procureur du roi, Régis Lagerman.

Qui des deux est coupable de ce drame qui frappe une famille dont les membres sont également en prise avec leurs démons intérieurs.

Tout le jeu d’Armel Job est de nous faire réfléchir au sentiment de culpabilité que chacun peut ressentir un jour ou l’autre face à des événements et à la manière de prendre nos responsabilités face à celui-ci.

Comme souvent dans les romans d’Armel Job, nous sommes dans les années soixante, période de prédilection de l’auteur, car elle lui permet de mettre les choses à distance et de donner un petit côté coloré à l’histoire. De plus les mentalités de cette époque ne sont plus les mêmes qu’aujourd’hui surtout face au sentiment de culpabilité,  sujet de ce roman.

Un tout grand Armel Job.

éd. Robert Laffont

15/02/2012

Deux ouvrages "made in Belgium" à ne pas manquer...

Voici deux livres « bleu blanc Belge » que j’ai eu l’occasion de dévorer dernièrement.

Commençons avec « Les veilleurs de chagrin » de Nicole Roland.

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Un seul mot me vient en tête pour décrire ce que j’ai vécu lors de sa lecture : « Mama-mia!»

Esther est anthropologue. Un jour, elle est appelée à se rendre au Kosovo, un peu après la guerre des années 90. Là-bas, elle sera chargée de déterrer les ossements des citoyens massacrés, leur rendre leur identité et ainsi permettre à leur famille de commencer leur travail de deuil. Cette mission ô combien difficile, sera aussi l’occasion d’une vaste remise en question pour Esther, torturée dans son âme depuis longtemps déjà.

A la lecture de ce petit résumé, je suis presque certaine que vous avez déjà compris. Compris que ce livre est d’une grande profondeur. Il m’a beaucoup touché, de par son histoire et l’écriture limpide, splendide et sentimentale (non pas comme on l’entend d’habitude) de Nicole Roland, l'auteur de « Kosaburo, 1945 ».

Si vous êtes à la recherche d’un livre qui vous prend aux tripes, celui-ci est fait pour vous !

 

Le second livre dont j’aimerais vous parler est « Loin des mosquées », le dernier roman d’Armel Job. 

 

 

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En général, je suis attirée par des ouvrages originaux, étonnants qui m’apportent quelque chose d’un point de vue émotionnel ou qui m’éclairent un tant soit peu sur le monde qui m’entoure. Le moins que l’on puisse dire, c’est que je n’ai pas été déçue en lisant celui-ci.

L’intrigue est là, du début à la fin. La manière dont est construit le roman est inattendue et peu commune. Il parle d’amitié, d’amour mais aussi de la femme musulmane, sa place au sein de la famille, du mariage, du couple et ce en la présentant, de façon romancée, sous différents aspects. L'auteur le fait de manière douce, intelligente et nuancée. Il est aussi question des traditions et de la position de l’homme dans tout cela. Je n’en dirai pas plus de peur de vous gâcher le plaisir.

Non seulement l’histoire est prenante mais sa morale est enrichissante. Beaucoup de choses sont possibles, par amour ou par amitié, quelque soit notre religion. Voilà ce que j’ai surtout retenu de cet ouvrage bien que certains agissements au sein de familles islamiques radicales décrits dans le livre, font froid dans le dos. Quoi qu’il arrive, l’espoir est toujours là et peut aider à résoudre bien des problèmes.

 

Je terminerai en disant : « Lisez du Belge! ». Dans notre petit pays, nous avons la chance d’avoir de grands auteurs. Profitons-en. Moi-même je découvre ce monde littéraire et je n’en suis pas déçue. Pas le moins du monde.

 

Bonne lecture !

Emilie.

01/02/2011

"Du train où vont les choses à la fin d'un long hiver" Francis Dannemark

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Pareil à lui-même, Francis Dannemark nous plonge dans un petit livre dont il a le secret. Le narrateur prend le train pour Lisbonne, il y rencontre une dame avec laquelle il va discuter de choses et d'autres pendant toute une nuit. Par le biais de ce dialogue, l'auteur se permet, me semble-t-il,  de régler ses comptes avec certaines personnes ou certains faits de société.

Je le cite "Les amateurs de littérature sont usuellement des gens qui voient un peu plus loin que le bout de leur nez et, crime impardonnable, ce sont des médiocres consommateurs. Il vaut mieux donner de l'argent aux télévisions, elles font ce que la littérature ne fait pas : elle donne envie d'acheter. Moi, si je faisais de la politique, je n'aurais qu'un seul slogan: "Moins mais mieux.""

Voici donc un petit roman autobiographique, sans doute, et qui a le mérite de nous faire un peu réfléchir.

 

Laurence

éditions Robert Laffont, 92 pages, 14€

 

D'autres livres du même auteur que nous avons appréciés :

"Choses qu'on dit la nuit entre deux villes", Castor Astral, 2006, réédition.

"Le grand jardin", Robert Laffont, 2007

 

Mon amie Géraldine, de "La lettre écarlate" à Arlon, animera une soirée littéraire sur ce livre. Pour plus d'informations, consultez son blog,

 

13:13 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : robert laffont, auteur belge, roman |  Facebook |

17/08/2010

"Une belle histoire d'amour qui finit bien", Xavier Deutsch

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C'est un roman enlevé et amusant que Xavier Deutsch sort aux éditions Robert Laffont.

J'ai lu avec plaisir les aventures de ces trois amis depuis le lycée qui ont en commun le plaisir des jeux libertins. Paul, l'architecte sage et romantique, Achille, le rentier rusé et Zoé, la future enseignante de lettre qui pose nue, non sans plaisir, pour payer ses études. Or a trop jouer on risque de se brûler les ailes et, entre Paul qui tombe amoureux d'une jeune femme manipulatrice et Zoé qui épouse un magistrat érotomane, Achille pourra s'en donner à coeur joie dans la conception d'un jeu pour libérer ces deux amis.

Xavier Deutsch est né à Leuven (Belgique) le 9 février 1965. En 1989, il publie son premier roman, La Nuit dans les yeux, chez Gallimard. Victoria Bauer !, roman paru en 1997 au Éditions Le Cri, a reçu le prix des auditeurs de la RTBF. Le 4 décembre 2002, La Belle Étoile, paru au Castor astral, obtient le prix Rossel. Il a par ailleurs publié cinq romans jeunesse à L’École des loisirs.

Laurence

 

 

 

10:26 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Prochaines sorties, Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : robert laffont, rentrée 2010 |  Facebook |