27/04/2017

Le Bureau des Jardins et des Etangs, Didier Decoin

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Japon, XIIe siècle. Katsuro, pêcheur d’un modeste village, se noie dans la rivière. Pour Miyuki, sa veuve, c’est un compagnon de vie qui lui est tragiquement enlevé ; pour le village entier, c’est la menace d’un déshonneur. En effet, Katsuro était un pêcheur renommé, fournisseur de carpes d’ornement pour les étangs sacrés de la cour impériale. Son mari disparu, c’est Miyuki qui est chargée d’emmener les carpes à Heiankyo.

Courageuse, la frêle jeune femme entreprend cette longue traversée semée d’obstacles et de rencontres plus ou moins heureuses. Si les désillusions et le découragement frappent Miyuki confrontées à la violence des éléments, à l’âpreté du chemin et aux trahisons humaines, elle est également portée tout au long de son périple par l’amour qui l’a unie à Katsuro. Celui-ci lui revient en mémoire dans les gestes qu’il lui a appris pour veiller sur ses carpes, dans le souvenir de ses propres récits de voyage, des paysages qu’il lui a décrits, des auberges dont il lui a parlé, dans les réminiscences aussi du plaisir et de la complicité partagée.

Le Bureau des Jardins et des Etangs est un roman d’une sensualité envoûtante et d’une sensibilité exquise. L’écriture délicate et subtile demande à être savourée à petites doses, laissant chaque parfum, chaque arôme, chaque frôlement d’étoffe toucher vos sens et vous ravir.

Le Bureau des Jardins et des Etangs, Didier Decoin, Editions Stock

 

14:15 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans, Stock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roman français, stock, didier decoin |  Facebook |

01/02/2016

Philippe Claudel, "L'abre du pays Toraja", Stock

 

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Philippe Claudel est un auteur et un cinéaste français. Il a déjà publié plusieurs romans dont les très beaux "Les âmes grises" et "Le rapport de Brodeck".

Ce nouveau livre, même s'il est qualifié de "roman" est sûrement le plus autobiographique de ses livres.

Le titre évoque un peuple qui vit en Indonésie et qui a la particularité de vivre entouré de la pensée de la mort en permanence. Tant que toute la famille au sens très élargi n'est pas réunie pour enterrer le mort, on le garde chez soi, quand un bébé meurt, on le confie à un arbre en entaillant celui-ci pour y insérer le corps. L'enfant continue à vivre grâce à la croissance de l'arbre. Philippe Claudel compare cette croyance avec notre société occidentale qui vit le plus loin possible de la pensée de la mort et lui-même réfléchit à sa condition d'être humain et de créateur.

Il compare l'arbre des Toraya à sa vie qui a été traversée par de nombreux apports venus de sa famille, de son milieu, de ses lectures et certainement d'un ami cher qui l'a suivi depuis ses débuts de cinéaste. Tout ce que Eugène, l'ami producteur lui a apporté, l'a fait grandir humainement et artistiquement. Quand il apprend que cet ami va mourir d'un cancer, il fait le bilan de cet apport.

J'ai été portée par ce merveilleux romans, qui fait la part belle à l'amour, à l'écriture, à la mort, à la Vie en somme. C'est un roman lumineux et d'une grande intensité qui fait appel à de belles figures de la littérature (les pages parlant de Milan Kundera sont magnifiques), de la musique, du cinéma et qui est servi par une très belle écriture.

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10:35 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Canalzoom, Stock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stock, roman français, auteur français, littérature française |  Facebook |

30/09/2011

Quelques lectures en vrac

Mais non je n'ai pas disparu et oui je lis encore mais j'étais noyée sous les livres scolaires Clin d'œil

 

Voici mes dernières lectures :

 

"Des vies d'oiseaux", Véronique Ovald, éditions de l'Olivier

viesd'oiseaux.gifPaloma a fuit sa famille trop conventionnelle pour une vie plus libre. Avec son amant elle squatte des maisons inhabitées des beaux quartiers durant les vacances des propriétaires. Vida Izzara, sa mère, se rend compte qu'elle a occupé la maison familiale et rencontre le lieutenant Taïbo venu enquêter sur cette affaire. Ce sera l'occasion pour Vida de retourné à Irigoy, son village d'enfance, et prendre conscience de la vie trop réglée qu'elle mène. Les quatre personnages principaux sont magnifiquement décrits dans leurs actions et leurs sentiments. De très belles histoires d'amour sur fond de liberté.

éditions de L'Olivier.

 

 

 

"La confusion des peines", Laurence Tardieu, éditions Stock

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Ce livre, Laurence Tardieu, l'a longtemps mûri. Elle a même demandé à son père la permission de l'écrire. Permission refusée mais transgressée car arrive le moment ou il faut passer outre et dire les choses. Or dans la famille Tardieu, rien ne se dit. Il faut garder les apparences et ne pas s'étaler même si toute la presse en parle. Au-delà du fait divers, les pots de vin versé par le père pour obtenir un marché juteux dans les DOM-TOM, l'auteur parle de sa relation avec la mère mais surtout avec le père. Les souvenirs d'enfance lui reviennent, les bons comme les mauvais mais finalement toutes les épreuves traversées n'ont fait que renforcer l'amour que la fille porte à son père.

Je ne sais si le père a finalement lu le livre, mais je serais fière d'avoir une fille comme Laurence Tardieu.

 

 

"Tuer le père", Amélie Nothomb, Albin Michel

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Je lis Amélie Nothom tous les deux ans, donc c'était cette année. Le roman est bien construit, les personnages sympathiques, l'histoire pas mal et la chute surprenante comme toujours. Rien à redire. Une heure et demi de lecture parsemée de l'un ou l'autre mot "intello" parce que c'est Amélie mais si je vous le résume il n'y a plus de plaisir donc je m'abstiens.

12:54 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Albin Michel, L'Olivier, Stock | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rentrée 2011, stock, l'olivier, albin michel, auteur belge, auteur français |  Facebook |

24/11/2010

"Nagasaki" - Eric Fraye

S'il n'avait reçu le Grand prix du roman de l'Académie, le roman d'Eric Faye serait probablement passé inaperçu. Pourtant, il vaut la peine que l'on s'y attarde.

 

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Il met en scène un homme, la cinquantaine, célibataire, ordonné et méticuleux. Alors son frigo se vide sans qu'il n'en responsable, devenant soupçonneux, il décide d'installer une webcam dans sa cuisine et de l'observer depuis son lieu de travail. Il découvre qu'une femme vit chez lui à son insu...Ne se sentant plus véritablement chez lui, notre héros se met à réfléchir à ce qui fonde son existence, son hôte involontaire quand à elle nous propose de se questionner sur l'attachement à son passé.

C'est un court roman, très agréable à lire et dont on garde la saveur quelques temps encore.

Cynthia

14:42 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : stock, japon |  Facebook |

12/10/2010

"L'Enquête" Philippe Claudel

 

               Chargé de réaliser une enquête sur une vague de suicides dans "l'Entreprise", le narrateur tombera de Charybde en Sylla avant de pouvoir la commencer: il perd ses papiers, on ne le reconnaît pas, il est pris pour un réfugié clandestin, un illuminé, il est transbahuté d'un chef à un responsable sans arrêt,...

               Ce livre, qui se voulait probablement à la base une réflexion sur le monde du travail et ses dérives, sur une société codifiée et hiérarchisée à outrance, est finalement un raté pour Philippe Claudel qui a écrit de véritables chefs d'oeuvre lorsqu'on pense à La Petite fille de Monsieur Linh ou au Rapport de Brodeck.

Cynthia

15:37 Écrit par Laurence - Librairie Antigone dans Romans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : nouveautés, stock |  Facebook |